Lundi 28 juillet 2008

A paraitre dans le journal Toulousain de jeudi 31

L’annonce de la restructuration de l’armée an fait dans la région Toulousaine l’effet d’une bombe. En effet il a été décidé unilatéralement comme pour les autres sites, de supprimer purement et simplement la base de Francazal en 2010. Après le départ des derniers éléments du centre d’instruction des équipages de transport pour Orléans le 15 juillet.

Cette base compte 988 personnes dont 240 d’unités extérieures qui ne seront plus rattachées aux effectifs dès le début de septembre. A l’été 2009, la base 101 sera dissoute et transformée en détachement air bénéficiant du soutien de la base aérienne 118 de Mont de Marsan. Les effectifs de l’armée de l’air seront alors 450 personnes : 300 pour l’Escadron de soutien technique spécialisé et 150 pour le fonctionnement.

Voila en ces termes l’annonce officielle qui a été faite aux élus des communes concernées par le préfet Dominique BUR.

A l’été 2010 donc cette base sera fermée. Pour ceux qui sont d’accord avec cette mesure, les arguments ne manquent pas. « Cette base n’était pas équipée pour l’A 400M. » » Les travaux d’aménagement auraient été trop chers » « Il est logique de tout regrouper sur le base d’Orléans » «La fermeture de la BA 101 permettra d'économiser chaque année 3,3 M€ de fonctionnement et 0,6 M€ de travaux d'infrastructure. »

Tous ces arguments peuvent se comprendre mais c’est à l’évidence sans compter sur les problèmes humains, sur les problèmes d’avenir des communes concernées et bien sur sans compter sur le désir des populations de garder une base militaire dans la capitale de l’aéronautique. 

De plus le 1er RTP est maintenu ce qui n’est pas sans poser des problèmes de réorganisation, il sera curieux de voir un bataillon parachutiste sans avions.

Mon propose n’est pas ici de définir si cette mesure est incontournable, si elle s’impose et si elle entre dans  une restructuration globale et cohérente. Notre premier ministre dans son annonce a développé ces points et surtout a insisté sur le fait que l’armée n’était pas une variable d’ajustement d’aménagement du territoire.

Par contre je suis surpris de la manière dont ces choses se sont passées. L’absence totale de concertation, qui est devenu le fonctionnement de base de notre gouvernement est choquant. C’est quand même faire très peu de cas des élus locaux et des problèmes qui leurs sont posés avec cette nouvelle carte militaire. Je ne suis pas de ceux qui aimeraient imposer l’immobilisme pour garder des avantages locaux contre l’intérêt général. Mais par contre il est de plus en plus difficile d’accepter les mesures verticales sans aucune possibilité de faire valoir ses arguments.

Il est vrai que la région Toulousaine et son développement souffrira moins qu’une très petite agglomération qui perd avec le départ des militaires plus de 60% de sa population. Mais quand même !

Les maires de Cugnaux, de Portet, de plaisance, ne décolèrent pas et nous pouvons tous les comprendre. Les décisions sont prises mais c’est après que les mesures d’accompagnement viendront, et là ce n’est pas vraiment une bonne méthode. Dans les entreprises, dans lesquelles j’ai eu l’occasion d’accompagner des restructurations, les mesures rassurantes viennent en même temps, ou précèdent, la mesure la plus dure. Là c’est le contraire, l’annonce de la mesure la plus dure est faite sans aucune annonce de réconfort ou de réassurance. Il y a vraiment de quoi être inquiet et en colère.

Il est frai que dans notre région il n’y avait pas de député à « acheter » pour qu’il vote la réforme sur les institutions, nous n’avons plus de députés. Pour les sénateurs il en est de même. Seul Jean Michel BAYLET était à convaincre et cela concerne le Tarn et Garonne. Nous avons bien vu dans l’est comment les tractations se sont faites. Les menaces des élus de démissionner en bloc et les changements de décisions justes avant le vote au congrès. Je ne voudrais pas dire qu’à Toulouse c’est la punition d’avoir voté un maire de gauche mais je suis certain que beaucoup, comme moi, y pensent.

Surtout que les ténors de l’UMP, Dominique Baudis en tête, toujours si prompt à parler pour affirmer qu’ils reprendront Toulouse ont été, sur ce sujet d’un silence assourdissant.

Alors cette mesure de réorganisation militaire, qui en choque plus d’un, est-elle un bonne mesure. Sur le plan militaire j’espère que oui. Sur le plan politique ce n’est certainement pas la bonne voie pour reconquérir un fief perdu certainement pour un bout de temps. Il ne faut pas oublier que beaucoup de Gaulliste, qui votent à l’UMP, sont très en colère contre la restructuration de l’armée.

Si l’équipe sortant de la mairie de Toulouse n’avait pas perdu, je serais curieux de connaître leurs positions, mais là c’est de la fiction, ils sont en vacances.

Mais c’est promis pour les lecteurs du journal Toulousain, je les interviewerais sur Radio plus en septembre pour leur poser ces questions. (S’ils acceptent de venir)

 

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Lundi 21 juillet 2008

La réforme des institutions passe à une voix près, c’est avant tout une victoire de la démocratie qui prouve, si besoin était, qu’une voix suffit pour avoir la majorité.

Cette réforme a fait couler beaucoup d’encre, elle ne satisfait personne mais elle a le mérite d’exister et de marquer un véritable tournant l’année du cinquantenaire de la constitution de la cinquième république. Le contraire aurait aussi bien pu être et une seule voix  manquer à cette réforme pour la renvoyer aux oubliettes. Que n’aurait-on dit alors !

Prenons les choses dans l’ordre, la réforme des institutions, préparée par la commission Balladur a été très difficile à mettre en forme. Tout le monde se souvient des aller et retour entre le parlement et le sénat, avec à chaque fois les modifications qui rendaient certains articles caduques ou inutiles. Il aura fallut bien des efforts pour pondre ce texte, et comme tout texte rencontrant un consensus, il ne satisfait personne. Ni les tenants de la réforme qui en auraient voulu plus, ni les opposants qui en auraient voulu moins.

La véritable nouveauté de cette réforme, c’est que tout le monde y trouve son compte en partie. Le pouvoir des citoyens en premier qui se trouve renforcé avec par exemple les référendums d’initiatives populaires rendus possibles. Les pouvoir du parlement lui aussi se trouvent renforcés même si ceux qui le souhaitaient voulaient aller plus loin. Et enfin le pouvoir du président de la république. Par contre Les frilosités des sénateurs  seniors avancés, les freins des gaullistes conservateurs qui ne veulent jamais toucher à rien de ce qui s’était fait il y a cinquante ans, les querelles de basse politique des socialistes, tout cela à contribué à faire de cette réforme une réforme en demi teinte. Mais avant tout il faut saluer l’opiniâtreté de ceux qui l’ont menée à terme, avec en tête le président de la république. Il faut le reconnaître, il s’est investi personnellement dans cette affaire, avec les risques que cela comportait.

Par contre dans les jours qui ont précédé ce vote on a vu des choses qui sont bien déplorables et qui nous montrent le mauvais côté de la politique. Le PS tout d’abord dont nombre de ses élus affirmaient que cette réforme allait dans le bons sens. Même si elle était insuffisante était-il intelligent de voter NON. Les électeurs de ce parti ne doivent plus rien comprendre et maintenant que la réforme est passée, les querelles vont recommencer de plus belle.  On va voir les décomptes pour savoir qui est responsable (peut-être que Jacques Lang va être exclu) et les chamailleries après un nouvel échec ne présage rien de bon.

On a vu aussi des élus de la majorité présidentielle affirmer voter NON, alors que vont-ils devenir ? Seront-ils exclus d’un parti dans lequel ils prennent des positions de refus. Il faut rappeler que dans un parti politique il y a un temps pour les discussions et pour les négociations, où toutes les tendances doivent s’exprimer, mais ensuite vient le temps de la discipline de parti. Sans cela à quoi sert un parti politique, si ceux qui ne sont pas d’accord avec un texte devenu majoritaire font en sorte qu’il chute. Ceux là ont montré de vilaines pratiques qui durent depuis bien trop longtemps. J’espère que bon ordre y sera remis.

Enfin on a vu ce qui est encore plus moche, les tractations, les chantages, les promesses contre une voix. Cela n’est pas une belle image de notre république. Ceux qui ont « vendu leur voix » sont aussi responsables que ceux qui l’ont achetée. Cette pratique est malheureusement courante et les incorruptibles devant leurs idées ne sont pas légion parmi les élus.

Pour terminer il faut citer quand même le PRG qui a eu une attitude responsable, la réforme même insuffisante leur paraissait aller dans le bons sens. La consigne de vote à donc été le OUI ce qui est certainement une des raisons de la victoire. Cette attitude est citoyenne et responsable, je crois qu’il est important de le citer.

Nous avons donc maintenant une nouvelle constitution, notre président peut aller avec plus de sérénité présider l’Europe, mais tous les Français attendent de lui maintenant une véritable campagne de redressement du pouvoir d’achat. J’arrive d’une petite semaine à l’océan, les restaurant sont vides, on voit nettement les difficultés de tous au marché, le moral n’est pas au beau fixe même en vacances.

Là tout le monde est en attente de quelque chose pour la rentrée. Il ne suffira pas d’une voix d’où quelle vienne pour régler le problème.

 

par jazzpote publié dans : actualité
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Mercredi 9 juillet 2008

C’est avec étonnement que j’ai pris connaissance des faits suivants, avec beaucoup d’indignation. Voici les faits :

 Lors de la cérémonie  sous l’arc de triomphe à Paris, au cours de laquelle on hissait le drapeau Européen, à l’occasion de la présidence Européenne de Nicolas Sarkozy, quatre Gaullistes dont un de 73 ans ont été fortement violentés et mis en garde à vue. Je suis certain que vous vous demandez quelle a été leur crime pour recevoir tant de violence. Leur crime a seulement été de ne pas accepter le diktat Européen et de défendre le drapeau Français avant le drapeau Européen qui pour eux n’a rien à faire au dessus de la flamme du soldat inconnu.

Pour se faire ils arboraient sur les champs Elysée, gardés comme en temps d e guerre, un drapeau Français avec la croix de lorraine et un drapeau Européen barré d’un gros NON. En même temps leur petite manifestation (quatre personnes) criait Europe trahison ! Et la France est une nation ! Comme vous le constatez des slogans profondément subversifs. J’ai envie de dire quel crime !

Le comble de ce événement c’est qu’après la garde à vue, ces personnes, je le rappelle militantes Gaullistes, c’est que des poursuites judiciaires ont été entamées pour : Trouble à l’ordre public et injures au chef de l’état. Les bras m’en tombent pour ne pas dire plus.

Ce qui est encore plus révoltant c’est que la presse s’en est très peu faite l’écho, je vous demande ce qui se serait dit si ces individus avaient été des manifestants socialistes. Tout ceci donc montre avant tout qu’il est interdit de critiquer l’Europe, même après des référendum la refusant. Qu’il est interdit de manifester mais seulement pour certains et bien sur pas pour d’autres. Que se serait-il passé si les manifestants avaient été munis d’un drapeau avec une faucille et un marteau ? Rien ! Que se serait-il passé si ces manifestants s’étaient munis d’un drapeau de la CGT ? Rien ! Que se serait-il passé si ces manifestants avaient été de la LCR ? Rien !

C’est presque risible de voir ces dangereux opposants traités de la sorte, c’est même aussi très pitoyable. C’est le reflet d’une France que beaucoup ne veulent, France dans laquelle liberté, égalité et fraternité ne veulent plus rien dire.

Mais peut-être qu’en écrivant cela je risque aussi des poursuites, nous verrons bien. J’ai quand même honte pour tous les députés qui se disent Gaullistes quand cela leur rapporte des voix et qui là ne lèvent même pas le petit doigt. J’ai honte pour cette presse toujours prompte à sauver les droitdelhommistes mais qui ne bouge pas quand un fait comme cela se produit. J’ai enfin honte pour tous ceux qui font de la politique de droite comme de gauche, qui veulent toujours sauver les sacro saint droit de manifester et qui là ne disent rien. Bien sur nous avions déjà eu un exemple lors du passage de la flamme olympique à Paris, passage bruyant mais beaucoup réprimé. De ce côté-là tout va bien notre président ira courageusement à lé cérémonie d’ouverture. Il oubliera aussi très vite d’inviter le Dalai Lama.

Pour l’instant nous allons avoir un défilé de quatorze juillet où le président de Syrie va parader, j’espère que les Gaulliste, les vrais, vont se manifester. J’espère aussi que les militaires auront du courage et refuseront de défiler devant lui (mais rien n’est moins sur)

Nous aurons aussi une très belle légion d’honneur donnée arbitrairement à une personne qui n’a rien fait pour cela. Le fait d’être otage est certes dramatique, mais même les otages Français du Liban n’ont jamais eu droit à tant d’honneur.

Comme on peut le voir tout va bien dans cette France où même les Gaullistes, toujours respectés même par ceux qui n’étaient pas d’accord avec eux, ne peuvent pas se faire entendre démocratiquement.

De Gaulle doit se retourner dans sa tombe. Les politiques qui se pressent sur cette tombe pour les anniversaires n’y sont plus je crois les bienvenus.

par jazzpote publié dans : coup de gueule
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Lundi 7 juillet 2008

Comme d’habitude maintenant, depuis plus d’un an, notre président ne manque jamais une occasion de parler, et même de parler à contre courant.

Il est singulier que chaque fois que le président de la république s’exprime, l’ensemble de la classe politique d’opposition se manifeste et manifeste son indignation. Je ne dis pas que Nicolas Sarkozy dit toujours la vérité, je ne dis pas non plus que lorsqu’il parle il le fasse toujours à bon escient. Mais je veux souligner ici qu’il y avait longtemps qu’un président ne s’exprimait pas avec autant de franchise et de courage. Le dernier président qui parlait vrai et qui dérangeait souvent c’était le Général de Gaulle. Ses expression sont restées célèbres : « L’ONU ce machin » « Les Français sont des bœufs » «  Les manifestations oui , la chienlit non » toutes ces paroles qui ont marqué une présidence.

Aujourd’hui il n’est pas de jour où le président ne fasse une phrase qui dérange. Pourtant, en y regardant de près il dit souvent tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. La dernière en date c’est la phrase sur les grèves. Il a dit « maintenant en France les grèves passent inaperçues » La réaction ne s’est pas faite attendre, Le PS en tête, suivi du PC des syndicats et de François Bayrou, tous se  sont indignés. Je ne voudrais pas ici me faire l’avocat du diable mais quand même, cette phrase a été rapportée sortie de son contexte, qui je le rappelle était une réunion UMP un samedi, les propos y étant tenus n’ayant pas un caractère officiel. En second lieu je voudrais rappeler à tous ceux qui sont froissés par cette phrase, que je n’ai jamais entendu d’indignation quand une poignée d’hommes syndiqués prenaient la France en otage, une petite minorité de cheminots faisaient s’arrêter la France avec le chantage du blocage. Personne pour d’offusquer du chantage de la CGT quand elle empêche les personnes qui partent en vacances régulièrement, chaque grand départ était le siège d’un chantage à la grève.

Alors oui, si les réformes du président Sarkozy ont permis que la grève redevienne un moyen d’action syndical seulement quand  le dialogue social a échoué, sans être en permanence un chantage au blocage d’un pays, il raison de s’en réjouir. Notre pays singulier et ses politiques d’opposition s’inquiètent quand un président se réjouit que les grèves deviennent moins perceptibles. Ce devrait être le contraire, beaucoup de pays s’enorgueillissent de n’avoir jamais de grève. Tous se passe comme si l’absence de grève ou la mise sous silence de ce moyen de chantage était une perte sociale alors que ce serait plutôt un signe de meilleure santé.

Peut être qu’un jour notre président pourra aussi être fier de dire « les manifestations sont de moins en moins visibles en France » Ce serait aussi une belle victoire, quand on voit que notre police passe une grande partie de son temps à faire la circulation des manifestants. Je ne dis pas que le droit de manifester doit être supprimé, mais certainement qu’il doit trouver des limites comme le droit de grève. C’est une condition pour vivre en paix dans un pays. Aujourd’hui le nombre de journées de travail perdues du fait de manifestations bloquantes est aussi  très  impressionnant.

Ne nous y trompons pas, même si les vacances sont arrivées, même si le tour de France à commencé, la crise n’est pas derrière. Le président est aujourd’hui sur tous les fronts internationaux, la présidence de l’Europe, le G8 bien inutile, les otages de Colombie. Qu’il se méfie quand même un peu, s’il laisse trop tomber les Français, ce ne sont pas de petites phrases qui lui permettront d’être apprécié. Ne dit on pas « Loin des yeux loin du cœur»

Méfions nous aussi de la réaction de certain, qui ne rêvent que de France bloquée et de grèves générales. Ceux là seraient bien capables de le prendre au mot et de descendre dans la rue à la rentrée, pour ne pas passer inaperçus.

 

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Jeudi 3 juillet 2008

Nous vivons  quand même un drôle de pays où il faut être un loser pour se voir nommer à un poste à responsabilités.

Cela commence par certaines entreprises Franco-françaises où ceux qui ne réussissent pas se voient confier des responsabilités plus importantes. A tous les niveaux on peut le constater ; le principe de Peter fait des ravages. Je rappelle pour ceux qui ne le savent pas que le principe de Peter c’est « être promu jusqu’à arriver à son point d’incompétence » On voit par exemple de piètres commerciaux devenir chef des ventes, de piètres ouvriers devenir chef d’équipes, de très mauvais cadres moyens devenir des petits barons.

Ce qui se passe dans les entreprises est reproductible à tous les niveaux, la culture du meilleur est presque politiquement incorrecte. Si nous prenons tous les politiciens professionnels, dès qu’ils prennent une véritable veste à une élection, ils reviennent de plus belle pour un prochain suffrage. Ils reviennent mais en plus ils sont arrogants, donneurs de leçon et très critiques pour ceux qui gagnent. Je ne cite pas de nom j’aurais trop peur d’en oublier. Nous sommes le seul pays comme cela, où nous avons des politiciens professionnels qui se présentent depuis plus de trente ans, malgré leurs échecs, aux mêmes postes. Le comble c’est que quelquefois ils arrivent à être élus, après leurs nombreux échecs. En politique l’assiduité paye plus que la compétence.

Ce qui est remarquable dans notre pays, c’est aussi l’arrogance des perdants face à celui qui gagne. Ce mépris pour la démocratie et le suffrage universel est poignante. Je n’aurais pour preuve que Ségolène Royal qui le jour de sa lourde sa défaite se posait en vainqueur. Cela ensuite n’a jamais eu de cesse, son dernier discours la semaine dernière est une anthologie de ce qui se fait de plus antidémocratique. Elle n’hésite pas à qualifier la majorité élue de « clan Sarkozy » elle crache sur les 53% de Français qui ont voté pour lui, et le comble c’est que sa magistrale défaite n’a eu aucune conséquence. Elle revient pour, explique-t-elle, « gagner ». Bien fou ceux qui s’y fient.

Ce qui me fait réagir aujourd’hui c’est l’affaire Domenech. Platini et les fonctionnaires de la fédération veulent reconduire le perdant. L’habitude Française de faire les honneurs à celui qui a été le plus mauvais est bien ancrée. Seul Nicolas Sarkozy, qui comme toujours refuse la langue de bois, trouve anormal qu’il ne soit pas démissionné. Ce qui est encore plus anormal, c’est qu’il n’ait pas eu l’honneur de démissionner lui-même. Mais l’honneur dans ce genre de cloaque n’existe pas, pas plus qu’en politique. Dans tous les autres pays, surtout dans le domaine du football, celui qui a manqué à ses résultats d’une façon aussi criante est immédiatement remplacé, voir l’Italie.

Le seul problème, c’est que notre président en fait autant avec ses nominations de ministres perdants aux dernières municipales. Il y a un véritable décalage entre sont objectif « travailler avec les meilleurs » et les faits. Cela je ne suis pas le seul à le regretter.

Alors « travailler avec les meilleurs » c’est ce qui sauvera la France, mais passons des mots aux actes et commençons par virer tous les losers.

par jazzpote publié dans : coup de gueule
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Mercredi 2 juillet 2008
Pour un beau début, c'est un beau début! Notre président de la république a très bien commencé sa présidence Européenne. Comme à son habitude il dit fortement et directemeznt les choses qu'il pense, cela lui est souvent reproché, c'est je crois une de ses grandes qualités.
Il ne s'embarasse pas de détours pour dire ce qu'il pense, ce qu'il souhaite faire et surtout ce qui ne vas pas. En Europe c'est bien connu, personne ne s'entend, ce sont les technocrates non élus qui décident. Ils décident seuls, sans en rendre compte à personne et surtout sans admettre aucune critique. Nicolas Sarkozy n'aime pas cela, il n'accepte même pas que ses ministres aient ou prennent de slibertés, ce n'est pas pour s'en laisser remontrer par ces technocrates.
Il avait commencé avant la présidence officielle de mettre un carton rouge à Monsieur MANDELSON, un technocrate chargé du commerce. Il lui avait bien fait sentir que ses manoeuvres qui consistent à mettre en danger notre agriculture devant l'OMC ne se passerait pas comme cela. La réponse de Mandelson ne s'est pas faite attendre, il a boycotté le repas officiel, hier soir à Paris. Lors de la cérémonie officielle, Nicolas Sarkozy n'a pas maché ses mots ni à l'encontre de la BCE qui, dit-il "Devrait s'aoccuper au moins autant de la croissance que de l'inflation" Je ne crois pas que les dirigeants de cette BCE aient apprécié. Il aussi fait savoir très directement à Monsieur Barroso que sa présidence serait active et efficace, à bon entendeur salut!
Tout cela montre que Nicolas Sarkozy veut impulser une autre dimension à l'Europe, cela montre aussi qu'il ne supporte pas que les politiques ne soient pas les décideurs de cette Europe. J'entend d'ici les pisse-vinaigre râler après Sarkozy car il dérange. Je vois d'ici les ,ombreux endormis du parlement Européen se facher contre ce mouvement ne laissant plus le temps de faire la sieste.
De mon côté je pense qu'il faut au minimum cela pour qu'un électro choc se produise en Europe. Il est évident que l'Europe d'aujourd'hui, les peuples n'en veulent pas. A chaque fois qu'un référendum ets organisé, c'est le NON qui l'emporte, cela mérite réflexion. Les, Irlandais ont mis un coup d'arrêt au traité de Lisbonne, Nicolas Sarkozy continuera d'enfoncer le clou d'une Europe plus près du peuple, en un mot plus "Populaire" et cela en dérangera certain.
L'espoir va renaitre avec cette nouvelle présidence, les Français qui veulent un autre Europe vont peut-être un peu reprendre gout à cette nouvelle construction. Sachez que les sorties de Niclaos Sarkozy seront étudiées à la loupe et que les peux de bananes ne manqueront pas, c'est la culture de cette Europe là.
Le premier exemple est donné par la Pologne. Le président Polonais qui avait signé le traité de Lisbonne, refsue de le ratifier alors que son parlement l'avait fait. On peut penser que c'est une réponse à la position ferme de Nicolas Sarkozy de la semein dernière : "Sans le traité de Lisbonne pas d'élargissement possible" Les Polonais voulaitent absolument que l'élargissement continue même avant le premier janvier 2009, c('est à dire sous la présidence Française. On peut donc penser que le refus de ratifier le traité n'est là que pour embêter le président Français.
La réponse ne s'ets pas faite attendre, Nicolas Sarkozy a rappelé au président Polonais qu'en signature cela se respecte, que lui ne le fait pas, sous entendu qu'il n'a pas de parole.
Comme on peut le voir l'Europe ce n'est peut être pas pour tout de suite qu'elle changera, mais la présidence Française risque bien d'être très Rock and Roll.
par jazzpote publié dans : actualité
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Lundi 30 juin 2008

 

Bien que l’on nous abreuve d’informations sans intérêt pour la France, une manière de noyer le poisson. Bien que l’on discute des lois qui, même si elles peuvent être intéressantes, n’ont rien de vital aujourd’hui. Nous ne sommes pas dupes, il y a bien un malaise au sein du parti majoritaire.

Plusieurs faits sont là pour nous le rappeler, tout d’abord lors de la discussion à propos des mères porteuses. Sujet passionnant mais sans intérêt urgent pour aider les Français à s’en sortir, Nadine MORANO qui est toujours prompte à venir devant les médias pour « communiquer » nous a fait part de son soutien total à ce projet. De son côté Christine BOUTIN, bien connue pour ses positions très à droite, se battant contre le PACS en son temps, a repris fortement Nadine MORANO en se déclarant totalement contre l’idée de légiférer sur le sujet des mères porteuses. La croisade catholique contre l’évolution de notre société, l’intégrisme contre la modernité.

A côté de cela les ténors de l’UMP, en tête Jean Pierre Raffarin ont appris par les médias la nomination au poste de secrétaire adjoint de Christian Estrosi. Souvenez vous, peu après les élections municipales Estrosi avait traité l’UMP de « l’armée Mexicaine » Je rappelle à tous ceux qui ne le savent pas que l’armée Mexicaine entendu par Christian Estrosi, c’est une armée noyée par le nombre de chefs. Cette sortie avait été peu appréciée, y compris par l’état Mexicain, mais elle avait été reprise par quelques petit barons régionaux, y compris dans notre région. Ils ont très vite été priés de se taire.

Aujourd’hui donc Christian Estrosi rejoint cette armée. Il faut dire que l’opération qui consiste à ne plus avoir de président après l’élection de Nicolas Sarkozy est propice à cette démultiplication des chefs. Cette direction dite collégiale, dans laquelle on rajoute au fur et à mesure du temps qui passe tous ceux qui ont des velléités de se mettre en avant fait un peu désordre. Il est même singulier de voir que nombre de prétendants frappent à la porte pour faire partie du conglomérat. Il faut dire que pour l’ancien chef, c’est pain bénit, la place de chef reste chaude pour un moment.

Au parti socialiste, ils ont à peu près le même problème, mais là tout le monde se bat pour être chef. « Plus chef que moi tu meures ! » semblent dire tous les prétendants. Si les socialistes copiaient l’UMP nous aurions là encore un parti à direction multiple, avec plein de secrétaires et de sous secrétaires, une autre armée Mexicaine. Dans une situation comme dans l’autre, rien ne marche et c’est très inquiétant car cela laisse un boulevard à Besancenot qui est en train, comme  l’extrême droite sous Mitterrand de se « Lepenniser »

Nous avons donc entendu la semaine dernière Monsieur Raffarin venir au créneau pour dénoncer cette nomination de Christian Estrosi, bien vitre rengorgée sur ordre du parti. Les craintes de Jean Pierre Raffarin étaient pourtant fondées. Il s’étonne de la  reprise en mains de l’UMP par les anciens du RPR, situation que je dénonce dans mes articles depuis assez longtemps. Les ténors de l’UMP ont beau crier que ce parti est multi sensibilités, les anciens de l’UDF qui se sont ralliés se sont fait manger. Ceux du nouveau parti, le nouveau centre ont du mal à exister. De plus je pense pour ma part que les dilutions en politiques ne sont pas génératrices d’idées mais plutôt d’inhibitions. Rappelez vous la phrase, « dans un œuf mélangez le blanc et le jaune il ne reste plus que du jaune » C’est exactement ce qui se passe en ce moment. Seul François Bayrou n’a pas marché dans cette absorption, il a certainement fait une grosse erreur en ne se battant pas pour garder un UDF fort. Aujourd’hui beaucoup s’y rallieraient, ce qui est loin d’être le cas pour le Modem.

 

L’UMP à beau dire que la démocratie règne dans ce parti, c’est faux. L’élection du candidat aux élections présidentielles par les militants est un leurre, il n’y avait qu’un candidat. Dans les régions les nominations sont verticales comme eu bon vieux temps du RPR et si quelqu’un tente de sortir du rang il y est très vite remis. C’est bien ce qui est étonnant de l’acceptation de Dominique Baudis d’avoir accepté la présidence à Toulouse. On le voit dans les investitures pour les sénatoriales, pas de transparence, pas de démocratie, pas de réunions de militants avec à l’arrivée, certainement un pur RPR en tête de liste.

Nous voyons aussi lors de la discussion sur la modification des institutions le nombre de sujets divergents au sein de la majorité. Le fait d’un parti unique n’est pas bon pour une véritable démocratie dans notre pays. Le jour où ceux qui ne sont pas d’accord sont muselés ou « démissionnés » c’est le pays tout entier qui est mis en danger. Dans tous les domaines, quand la responsabilité n’est pas partagée et consensuelle, c’est la liberté qui meure. La presse en est aujourd’hui un excellent exemple. Rares sont les médias libres aujourd’hui, nombres sont réunis entre les mains d’un ou deux groupes. Les lignes éditoriales ne sont plus libres, les journalistes ne doivent écrire que du « politiquement correct » et les pressions sur la liberté de la presse sont grandes. Nous ne sommes pas en Chine, mais si nous n’y prenons pas garde, les dérives deviendront insupportables.

Jean pierre Raffarin avait donc raison de s’inquiéter, la reprise des rênes de l’UMP par les purs et durs du RPR fait courir un grand danger à la liberté politique. Il serait temps que de nombreux hommes ou femmes politiques s’en rendent compte et surtout qu’ils aient le courage de se détacher pour reprendre leur liberté d’idées. Mais ce courage là, c’est une autre paire de manches.

par jazzpote publié dans : actualité
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Vendredi 27 juin 2008
Il est de bon ton, quand les banlieue s'enfflamment, de dire que ceux qui mettent le feu sont des voyous, des racailles, des irrécupérables. L'ensemble de la France bien (ou mal) pensante se révolte contre ces "jeunes" qui ne respectent ni la république, ni la propriété et qui doivent "impérativement" être sévèrement condamnés.
Il est aussi de bon ton, quand des viticulteurs du languedoc ou des pêcheurs mettent à feu et à sang une région de leur trouver toutes les excuses, "ils n'en peuvent plus!" " ils n'ont plus d'espoir!" "leur colère peut se comprendre" etc.
C'est exactement ce qui se passe aujourd'hui, suite aux évènements violents à Montpellier et sa région, engendrés par les viticulteurs de l'Aude et de l'Heraut.
Ces évènemente très graves ont conduit les viticulteurs, outre à bruler et détruire des magasins des banques et des propriétés privées, à s'attaquer directement à la gendarmerie, renversant un car de gendarmes et s'attaquant physiquement aux personnes.
Je crois pour ma part qu'il n'y a pas de hierarchie dans les voyous, voyous des villes ou voyous des champs ils sont condamnables au même titre et avec la même fermeté.
On entend bien sur tous les "bien pensant d'aujourd'hui" leur trouver toutes les excuses possibles, ce sont d'ailleurs les mêmes bien pensants qui ne trouvent aucunes excuses pour les banlieues.
Ce qui s'est passé est très grave, mérite sanction et n'est en aucun cas justifiable dans un pays civilisé. la France passe aux yeux de l'étranger pour un pays de voyous sans foi ni lois, les Espagnols par exemple qui ne font que leur travail en conduisant des camions transportant du vin espagnol, n'en peuvent lus de se faire attaquer sur les routes du sud Ouest de la  France.
Le comble dans cette histoire c'est que l'émission de RMC d'hier, "les grandes gueules" a donné la parole à un  responsable syndical de l'Aude. ce responsable syndical a refusé en direct de condamner ces actions tout en protégeant et justifiant leurs auteurs. peut être que s'il avait condamné il aurait été lynché?
Toutes ces actions violentes systématiques sont le fruit d'un laxisme total, règnant depuis plus de tente ans dans notre pays. A force de tout justifier, de tous excuser, de tout laisser faire, nous en arrivons aujourd'hui à cette état lamentable de petite guerre urbaine à chaque fois qu'un groupe de pression n'est pas content. cette dérive est très dangereuse et peut même remettre en question le droit de manifester. La rançon du laxisme c'est toujours le répression.
Que voyons nous aujourd'hui, un sacro saint droit de grève "constitutionnel" qui débouche sur tout autre chose que la grève sans que personne ne s'en offusque. Pour faire un petit rappel, le droit de grève c'est le droit cde cesser le travail en cas de conflit social. ce droit n'est pas celui d'empêcher les autres de travailler mais c'est ce qui se passe. ce droit n'est pas celui d'occuper les locaux de travail, mais c'est ce qui arrive. Ce droit n'est pas celui d'utiliser le matériel de l'entreprise (y compris les voitures de la fonction publique, EDF, DDTP, Poste) pour manifester ou pour faire des actes de violence. Et bien sur ce droit n'est pas celui de manifester avec violence et de bloquer les routes les trains ou autre.
A vouloir trop protéger ces manifestants qui ne respectent rien, c'est certainement un réflexion sur les droits de manifester et sur le droit de ceux qui ne manifestent pas qui va se poser.
Nous sommes un pays ou les libertés même si elles diminuent, sont importantes, les dérives de ces libertés sont celles que l'on constate en ce moment et rien n'empêchera un gouvernement de mettre un terme à ces manifestations quotidiennes  et pour n'importe quoi. Sans quoi ces dérivent aboutiront sur un état de révolution et de guerre civile. C'est donc un risque grave à nos libertés que font courrir ces inconscients qui cassent, brulent, s'en prennent à l'intégrité des personnes ou des biens.
J'en vois d'ici qui vont trouver cet article insupportable, ils vont trouver toutes les excuses à ceux qui manifestent car la vie est dure. je leur rappelle seulement que la vie est dure aussi pour ceux qui respectent les autres et qu'en cassant tout, la seule chose qui va arriver c'est la répression en réponse. Outre le fait que ce sont les Français qui travaillent qui ne cassent rien et qui ne se plaignent pas qui vont payer.
Alors faisons pression dans les médias et dans la presse pour ne pas trouver de justifications à ces casseurs, surtout que ce sont sont toujours les mêmes. Les viticulteurs de l'aude et de l'Heraut mettent le feu depuis plus de trente ans, leur vin ne s'est jamais amélioré pour autant, mais ça ils s'en fichent, ce qu'ils veulent ce sont des subventions.
Pour l'instant aucun risque que cela s'arrête puisque le ministre de l'agriculture, à chaque manifestation violente, reçoit les dirigeants qui soutiennent ces violences.
par jazzpote publié dans : coup de gueule
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Lundi 23 juin 2008

A paraître dans le journal Toulousain jeudi 26.

Vous n’êtes pas sans avoir remarqué qu’un changement fondamental est apparu à Toulouse en politique. Je ne veux pas parler du résultat des municipales que tout le monde connaît, mais bien d’un changement à droite. Par le passé, même assez proche, la fédération UMP31 était négligée par les instances nationales.

Certaines mauvaises langues attribuaient cette désaffection à la présence de Philippe Douste Blazy à la présidence, expliquant de Nicolas Sarkozy n’était pas dans des dispositions favorable vis-à-vis de lui. D’autre expliquaient que cette fédération était atypique et qu’elle ne ressemblait pas à la marche nationale de l’UMP.

D’autres enfin expliquaient que la politique des copains menée depuis plus de trente ans avait abouti à un endormissement total de cette fédération. Pour ma part je ne serais pas aussi tranché, je pense qu’il y a un peu des trois raisons. Il est évident que Nicolas Sarkozy a été très affecté des résultats de la haute Garonne aux élections présidentielles, pour être encore plus affecté par les résultats aux élections législatives. Rappelons nous, aux élections présidentielles un des meilleurs scores de Ségolène Royal, et aux législatives aucun député.

La campagne des élections municipales n’avait rien arrangé, le refus de recevoir quel que ténor que ce soit de la part de Jean Luc MOUDENC, l’attentisme et même le désintérêt de la fédération pour ces élections et bien sur la défaite à la clef. Tout cela a conduit à un remaniement dont j’ai déjà parlé dans ce journal. Mais ce qui est remarquable à bien des titres c’est l’intérêt nouveau suscité par notre département pour tous les tenants de la politique nationale à l’UMP. Tout d’abord des nominations immédiatement venues de Paris pour faire suite à la défaite électorale. Nous n’avions pas observé cela depuis les lustres. Les copains d’antan ayant été mis aux oubliettes (pour combien de temps) car en même temps la présidence était offerte à Dominique Baudis dont tout le monde s’accorde à dire qu’il est rassembleur, mais dont tout le monde connaît les réseaux installés depuis plus de trente ans à Toulouse.

La présence ensuite de Patrick DEVEDJIAN pour valider ces nominations, un Patrick Devedjian prompt à répondre à toute la presse, donnant même un direct aux informations régionales sur cette réunion des cadres de l’UMP. C’est par cette voie de presse qu’il a annoncé la nomination du président « en attendant des élections démocratiques » réclamées par tous les militants.

Les visites ont ensuite continuées à un rythme soutenu et continuent encore. Le week end dernier Xavier Bertrand, très haut placé dans la hiérarchie de l’UMP Nationale et dont l’attirance pour le poste de premier ministre n’est pas un secret. Venu en compagnie de Nadine MORANO, une des grandes voix de la campagne électorale présidentielle, sa présence à Toulouse n’est pas passée inaperçue. La raison officielle était bien sur la conférence des familles, venant expliquer les nouvelles dispositions prises pour l’allocation rentrée scolaire. Il a même lu un message du président la république aux familles. En voici le thème principal :

Le président saluant "la contribution essentielle des familles à notre équilibre politique et social" et disant sa volonté "de conduire une politique familiale généreuse et adaptée à notre temps".

Cela aurait pu s’arrêter là, par le passé quand un ministre venait à Toulouse il était rare qu’il  s’attarde avec les militants UMP. Là un apéritif était organisé par la fédération pour ses militants, la rencontre avec les deux ministres était indispensable. Il est vrai que Xavier Bertrand est aussi occupé à autre chose que les familles avec le détricotage des 35 heures, qu’il réalise en bafouant les accords signés avec les syndicats et le patronat. Il a donc besoin d’expliquer, Toulouse étant toujours au hit parade des manifestations syndicales ou autres.

Mais ce n’est pas terminé, Natalie Kosciusko Moriset vient à Toulouse jeudi 26 juin, avec à la clef pour les militants UMP un buffet campagnard. Ces militants ne doivent pas en revenir, tant ils étaient délaissés par le passé. Ils n’ont jamais été autant courtisés, cela cache certainement quelque chose. Peut être que les élections internes tant demandées, et qui auront lieu en Novembre font un peu peur. Certains militants ne cachent pas leur colère et comptent sur cette démocratie pour un véritable renouveau.

Pendant ce temps là, Jean Luc MOUDENC, perdant des élections municipales,  vient d’être nommé par le conseil des ministres contrôleur financier auprès du ministère des finances. Cette nomination, étonnante, après un tel échec,  dans un domaine plutôt réservé aux Enarques, ce que n’est pas bien sur Monsieur MOUDENC, a été très peu analysée par la presse. Comme s’il y avait un tabou à parler de ces nominations venant du gouvernement et dont Nicolas Sarkozy avait promis des contrôles par le parlement (un vœu pieux peut-être). Cette nomination a redonné une impulsion à Jean Luc MOUDENC qui invite par voie de courrier relayé par les instances de l’UMP (l’APRé par exemple) tous les militants qui l’ont soutenu aux municipales pour un rassemblement large, au-delà des partis, afin de  préparer la prochaine échéance municipale. Outre le fait qu’il s’y prend très tôt, oubliant que d’autres échéances sont plus proches et plus importantes, il est étonnant de voir à quel point l’UMP 31, et ceux qui gravitent autour, retrouve dès qu’un ministre à le dos tourné ses vieux démons.

par jazzpote publié dans : réactions a chaud
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Dimanche 22 juin 2008

C’est en effet une drôle de semaine politique que nous venons de vivre, comme nous en vivons de temps en temps.

Après le NON des Irlandais au référendum sur le traité de Lisbonne, les présidents des différents pays ont bougé dans tous les sens. Les partisans du OUI allant jusqu’à exiger que les Irlandais votent de nouveau (comme l’affirmait Valérie Giscard d’Estain sur une radio) Les partisans d’une autre Europe regroupant toutes leurs forces pour exiger que le traité de Lisbonne soit caduque.

Après un sommet Européen bien confus rien n’est arrêté, sauf que des décisions seront peut-être prises en Novembre. C’est encore une fois la preuve que rien ne peut se faire dans cette Europe cafouillage où les oppositions sont monnaie courante.

Pas un des sujets discutés ne s’est terminé dans un accord. La réunion des chefs d’état termine sur un flop et une remise à plus tard les décisions. La présidence Française s’annonce plus que difficile pour Nicolas Sarkozy, qui comptait sur cette présidence pour donner du souffle à sa politique Française.

Même la grande Bretagne qui avait ratifié le traité de Lisbonne se voit l’objet d’une plainte par un milliardaire Anglais et sera sans doute condamnée à faire voter le peuple, avec on s’en doute un Non à la clef.

Cette Europe que tout le monde veut et qui ne cesse d’être en panne fait l’objet de nombreux commentaires mondiaux. Les uns humoristiques, les autres plutôt inquiétant comme la menace d’Hugo Chavez de ne plus vendre de pétrole aux pays Européens se conformant à la directive sur l’immigration. Monsieur Chavez veut mettre l’embargo sur l’Europe, il serait bien inspiré de mettre aussi l’embargo sur le drogue qui provient de sa zone d’influence. L’immigration a aussi été un sujet pour le France, avec Brice Hortefeux qui s’est glorifié de ses résultats dans une conférence de presse.

Ce pétrole qui est bien sur le sujet phare de cette semaine, objet de chantage, objet de spéculation. Son prix est catastrophique pour notre économie, et même dans les coins les plus reculés de nos campagnes. Bien sur les Français roulent pour aller au travail, pour aller faire leurs courses ou pour aller en vacances. Mais le prix du pétrole impacte toutes les zones de l’économie. Les commerçants de détail voient par exemple leurs coûts de livraison augmenter considérablement. L’impact sur les prix dans les rayons est déjà sensible.

Cette drôle de semaine, les politiques comptaient bien sur l’Euro de football pour faire oublier la morosité ambiante. Comme en 1998 ils pensaient à une France Black blanc beurre qui défile dans la rue. Malheureusement là encore, mis à part le mariage de Domenech, aucun résultat. C’est très dommage car en même temps que l’élimination de la France, l’INSEE publiait un rapport montrant que la croissance serait très faible cette année, environ 1,6%. La réaction du premier ministre, toujours prompt à parler avec le langage politique, ne s‘est pas faite attendre. Ila commencé à critiquer la fiabilité de l’INSEE, lui qui  glorifiait cet institut il y a quinze jours quand il affirmait que le pouvoir d’achat avait augmenté. Heureusement Christine Lagarde à aussi parlé pour en rajouter. Elle se bat pour avoir raison contre l’INSEE mais pour 1,7% au lieu de 1,6. Ce combat des chiffres est bien ridicule,  avoir raison avec un chiffre si bas c’est prouver que la croissance est en panne, ce que tout le monde dit.

L’Euro de football qui mobilise quand même beaucoup la presse et qui permet de moins parler des sujets qui fâchent. Cet Euro qui pourrait bien se terminer  par un match Turquie contre Russie. Un nouveau pied de nez à l’Europe. La Turquie selon Nicolas Sarkozy « se trouve en Asie mineure et n’a pas vocation à entrer dans l’Europe », la Russie elle, n’en parlons pas, sans quoi nous risquerions de reparler de l’URSS.

Heureusement Jack Lang est là, la fête de la musique  a donné un moment d’oubli  aux peuples du monde entier. Cette fête de la musique qui est souvent arrosée copieusement par le ciel, ce ne fut pas le cas cette année. Jack Lang en a même profité pour faire un petit voyage en Israël, au cas où il aurait des voix à trouver dans la communauté.

Après la musique, nous retrouverons les sujets un peu comme dans un catalogue à la Prévert. L‘Europe ne se fait pas mais Nicolas Sarkozy développe une énergie folle pour l’union de la méditerranée. Même si Kadhafi, notre invité au camping du champ de mars, a dit non, Nicolas Sarkozy n’hésite pas à inviter tout le monde le 13 Juillet et même à en garder pour le défiler du 14 Juillet. Après avoir rendu les honneurs à Kadhafi, verrons nous nos militaires (bientôt au chômage pour certains, livre blanc oblige) défiler et rendre les honneurs à Bachar al Assad ? Quelle que soit la réponse, Jacques Chirac à informé qu’il n’y serait pas, peut-être iras-t-il au japon voir un combat de sumo.

 

par jazzpote publié dans : actualité
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