Lundi 24 mars 2008

C’est en ces termes que Claude ALLEGRE, ancien ministre de JOSPIN, qualifie la France. Dans son interview d’hier sur RTL et LCI Claude allègre répondant aux questions des journalistes à encore utilisé un métaphore forte pour parler de notre pays. Il avait déjà été le champion de la métaphore avec le « Il faut dégraisser le mammouth » en parlant de l’éducation nationale.

Là il parlait de la France et des réformes, il expliquait que même si la bonne volonté était au rendez vous, la France était impossible à réformer. En substance ses termes ont été « Nicolas Sarkozy et François Fillon croient piloter une voiture de course, alors qu’ils conduisent un tracteur. C’est puissant et cela n’avance pas »

Ces termes bien choisis expliquent pour lui que même si les réformes entamées sont bonnes, personne n’en voit les effets. Il faut dit-il plus de six mois pour voter une loi, plus de six mois pour publier les décrets et plus de six mois pour l’appliquer. Les réformes entreprises fin 2007 ne verront leurs effets qu’en milieu 2009 au mieux. C’est là d’après lui le principal problème.

Pour ma part je pense qu’il a raison, mais ce qui me navre c’est de voir et d’entendre les anciens socialistes intelligents parler en ces termes des réformes de la France. Ces anciens ministres (Allègre, Attali, etc.) n’ont rien pu faire pour combattre cette inertie quand ils étaient au pouvoir, aujourd’hui ils entrevoient la possibilité de faire avancer les choses. N’y a-t-il pas des penseurs à droite ? Que font tous nos spécialistes de l’UMP et du nouveau centre, soi disant si intelligents, personne ne les entend. Je suis surpris de voir qu’au lieu de s’appuyer sur ces hommes politiques qui ont le courage de parler alors qu’il leur en était interdit avant, les responsables de droite font tout pour les faire taire.

Je crois que la première raison c’est que les responsables des partis de droite, en faisant semblant de soutenir la politique de Nicolas Sarkozy, sont d’indécrottables conservateurs. Les réformes oui, pour la parlotte, mais non dans les faits. Il n’est qu’à voir que même ces députés de droite remplissent les projets de loi d’amendements les rendant impossibles à appliquer. Je pourrais citer la réforme de l’université dans laquelle la sélection a été retirée sur la pression des députés de gauche mais aussi de droite, alors qu'elle était fondamentale. Pour freiner tout le monde s’entend.

C’est très dommageable pour notre pays, quand Attali écrit un rapport aussi important, et que la droite l’enterre pour éviter de réformer c’est suicidaire. Nicolas Sarkozy s’est entouré de 60% de ministres très conservateurs, qui soutiennent son projet du bout des ongles. Il a un parti d’où il est issus qui freine des quatre fers à chaque réforme importante. Une des raisons est simple, les Français ont voté pour Nicolas Sarkozy, qu'ils ont choisi, alors que pour les députés ils n'ont rien choisi du tout, les candidats étaient imposés par le parti.

Alors devant tant de conservatisme, devant tant de freins à toute réforme importante (je ne citerais que la réforme des institutions qui sera certainement amendée si fort, qu’elle ne sera pas intéressante, les réformes du cumul des mandats enterrées, etc.) Claude Allègre a raison, la France est un tracteur, et nos élus les ânes qui le tirent, car il n’a même plus de moteur.

Il est quand même dommage que ce soit les gens issus de gauche qui soient obligés de dire ce que les soutiens à la politique du président devraient dire chaque jour..

 

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Dimanche 23 mars 2008

Charles Ceccaldi-Raynaud, opposant à la maire UMP de Puteaux, sa fille Joëlle Ceccaldi-Raynaud réélue le 16 mars, a indiqué samedi ne pas avoir l'intention de démissionner du conseil municipal comme le lui demande le préfet pour cause d'excédent familial.


Les membres de la famille Ceccaldi-Raynaud, le grand-père Charles, la fille Joëlle et le petit-fils Vincent, ont été élus aux municipales à Puteaux. Or, le code électoral (article L238) prévoit que "dans les communes de plus de 500 habitants, le nombre des ascendants et descendants (...) qui peuvent être simultanément membres du même conseil municipal est limité à deux".

Charles Ceccaldi-Raynaud, 82 ans, entretient les pires relations avec sa fille depuis qu'il a voulu, en 2004, récupérer la place de maire qu'il lui avait cédée quelques mois plus tôt pour des raisons de santé. Il se présentait en liste dissidente contre sa propre fille. Sa liste dissidente (7,75%) a obtenu un élu, C'est sur la base du nombre de voix obtenues, plus faible que pour la liste de la majorité, qu'il lui est demandé de démissionner, mais lui-même plaide l'ancienneté dans la fonction.

Cette histoire montre à l’évidence les diverses maux dont souffre notre politique aujourd’hui, en particulier à droite.

-       La limite d’âge n’est jamais atteinte, même à 82 ans la guerre continue pour avoir la gamelle.

-       Les élus à répétition dans le temps considèrent que le mandat leur appartient ou appartient à leur famille.

-       Même devant la défaite ils ne capitulent pas et ne respectent jamais le démocratie.

-       Le cumul des mandats et le renouvellement à vie est une catastrophe pour notre pays.

Cet incident est décrit ici pour imager les nombreux incidents qui peuvent se passer après des élections dans notre pays. Les candidats acceptent rarement une défaite et le fair play est rarement de rigueur.

J’aurais pu prendre Perpignan comme exemple, j’aurais eu les mêmes choses à dire, un maire réélu en boucle depuis de nombreuses années, qui considère que la mairie lui appartient, qui n’a même pas l’honneur de démissionner et de refaire des élections alors que la fraude de son camp est avérée. Je pourrais écrire un livre face à tant d’exemples dans toute la France. Cette année ce qui est nouveau, c’est la démission d’élus après les élections car la place attendue n’est pas celle qu’ils ont obtenue. François de Panafieu à Paris, les élus socialistes sur la liste majorité à Toulouse etc.

Je crois sincèrement que cette façon monarchique de faire de la politique est exécrable, les Français comptaient sur Nicolas Sarkozy pour y mettre de l’ordre, cela n’a pas été fait et ne le sera pas, ce qui explique peut-être aussi la baisse dans les sondages. En effet la façon dont notre président a refusé qu’il y ait un autre président après lui à l’UMP relève de la même démarche.

Ce sont les partis politiques qui sont responsables de cet état de fait. Dans ces partis les postes sont acquis a vie pour certains, la démocratie est bafouée pour être remplacée par les combines. Des présidents de fédération UMP comme Philippe Douste Blazy à Toulouse, ayant quitté la ville et même la France sont toujours à leur poste. Les dirigeants des fédérations après une gifle comme en a pris la haute Garonne ne se remettent pas en question, et surtout ne remettent par leur mandat alors que l’échec ici est total.

Alors que comme à Puteaux, les mandats se passent de père en fille ou de père en fils (la famille Baudis en est un bon exemple mais ici pas à l’UMP, au centre)

Alors Messieurs, si vous voulez que la politique intéresse de nouveau les Français, si vous voulez que la démocratie reprenne ses droits et que la France s’en sorte. Faites en sorte que plus rien de ces magouilles et de ces exactions n’existent. Défendez vos idées honnêtement et fermement mais avec éthique.

Et surtout ne considérez jamais qu’un mandat électif vous appartient, même si vous avez fait l’ENA ou même si vous avez été élu très longtemps.

A TOUS LES LECTEURS JOYEUSES PAQUES

 

par jazzpote publié dans : actualité
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Vendredi 21 mars 2008

J’ai eu le plaisir de recevoir dans mon émission « Merci d’être venu » le chef de campagne de Pierre COHEN, responsable de sa communication François BRIANCON. Cette interview m’a paru de très bonne qualité, il a répondu à toutes mes questions ouvertement sauf quand j’ai abordé le sujet des socialistes sur la liste de Jean Luc MOUDENC. Là il n’a pas voulu répondre se retirant derrière la phrase « je refuse de parler d’eux » ce que je peux comprendre mais les auditeurs ne sont pas tous du PS et certains doivent vraiment se poser des questions sur le morale politique des co listiers de Jean Luc MOUDENC.

En effet le conseil municipal d’aujourd’hui va élire le nouveau Maire Pierre COHEN, va entériner les postes d’adjoints présentés à la presse hier matin. Devant la contradiction évidente de socialistes qui ont toujours combattu avec force la politique municipale de droite, et qui aujourd’hui se retrouvent dans l’opposition contre les socialistes, on peut y perdre son latin. De ce fait les deux socialistes Benayoun Nakache et Gely démissionnent du conseil municipal avant qu’il ne siège. C’était avant qu’il fallait y penser, je l’avais écris, « Jean Luc MOUDENC s’il ne passe pas aura mis tous ses opposants avec lui dans l’opposition municipales » c’est digne de Kafka.

Ce qui est le plus triste, comme à Parsi avec De Panafieu c’est l’irrespect total des électeurs, on demande leur vote, si la place n’est pas assez bonne ou assez payée on démissionne sans autre forme de procès. Ne cherchons pas où se situe l’abstention, elle se trouve du côté des écœurés de cette politique véreuse.

Mis à part ce sujet, François BRIANCON à sympathiquement répondu aux questions sur le programme, sur l’affirmation d’une action immédiate sur les transports en commun, sur une véritable négociation pour refaire le projet de la rue Alsace qui mécontente tout le monde. Lui-même sera en responsabilité des sports et des loisirs, vaste projet à suivre de près.

Il a aussi informé les auditeurs que Madame BELLOUBET en charge de la culture mettrait en place immédiatement une commission pour Toulouse car dit-il ce projet à été laissé pour compte au profit de la campagne électorale et si Toulouse veut gagner il faut maintenant mettre les bouchées doubles.

Je n’ai pas eu le temps d’aborder un sujet qui lui va faire polémique dans les mois à venir, il s’agit des transports dont la responsabilité est donnée à un Adjoint communiste, retraité à 58 ans de la SNCF. Belle avancée progressiste dans la gestion des affaires de la ville. Certainement que la CGT sera contente mais il me paraît difficile à croire que ce sujet des transports Toulousains, difficile, nécessitant une large ouverture d’esprit et de concertation soit merveilleusement assuré par un communiste.

Un journal titrait hier « LES COMMUNISTES ONT PERDU CALAIS MAIS ILS GARDENT LE TIBET » ce titre montre à quel point le communisme dans notre pays, aux mains de retraités de la CGT est ringard et catastrophique.

Autant je pense que Pierre COHEN sera un maire attentif à la réalisation de son projet pour la ville, autant je critique les allégations du soir des élections par Jean Luc MOUDENC (mais il s’en est excusé) autant je resterais critique devant la mise au manettes de communistes dont ont voit encore aujourd’hui en chine l’intolérance, le totalitarisme, le refus de réfléchir et les actions contre les hommes. Un parti qui a tant de sang sur les mains encore aujourd’hui me paraît aussi peu fréquentable que le FN. Si la droite avait mis 8 conseillés ou adjoints du FN au pouvoir municipal on aurait vécu une révolution dans les rues de Toulouse. Alors !!!!!!

 

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Mercredi 19 mars 2008

On peut dire que François de panafieu développe un profond respect pour ses électeurs. En effet on apprend par une dépêche d’hier que :

« Françoise de Panafieu, ex-candidate UMP à la mairie de Paris, a annoncé mardi qu'elle renonçait à la mairie du XVIIe arrondissement, au lendemain de l'échec des listes de la majorité présidentielle pana dans la capitale. Elle proposera, pour lui succéder, l'UMP Brigitte Kuster. »

Cette candidate à la mairie de Paris, après avoir fait pression dans toutes les instances de l’UMP pour avoir l(‘investiture, alors que bien d’autres candidats étaient en meilleure place et beaucoup plus compétents (Par exemple le professeur DEBRE)

Après avoir fait une campagne déplorable, dans laquelle ses seuls arguments étaient les invectives contre Delanoë, et sas situation de fille de deux ministres de De gaulle. Après avoir donné des investitures à des candidats comme Jean TIBERI encore sous le coup d’une mise en examen pour faux électeurs. Après avoir essuyé un énorme échec au premier tour.

Vient d’annoncer avec mépris que son poste de maire du XVIIème arrondissement elle le laissait à sa première colistière. Cette colistière Brigitte KUSTER fût directrice de campagne de Françoise de panafieu. Elle est également conseillère régionale d’île de France (encore une cumularde de mandats). Sa candidature a reçu l’assentiment des 29 colistiers présents. Bien sur la presse en a peu parlé mais je crois qu’il important de dénoncer un telle attitude.

Les Français en ont assez des politiciens professionnels, qui considèrent que les fonctions leur appartiennent par héritage de famille ou de copinage. Ils vont encore voter ce qui peut devenir étonnant face à tant de mépris.

Les dirigeant de l’UMP tous occupés à laver leur linge sale en famille devraient dénoncer publiquement un telle attitude, devraient aussi lui retirer toute possibilité d’investiture quelle qu’elle soit et bien sur la rayer des membres de ce parti ? C’est à ce prix que la politique retrouverait un semblant d’honneur et de respect.

Malheureusement elle va continuer à tonitruer dans les instances du parti, elle va la ramener régulièrement en toute impunité, elle est en partie responsable de la percée importante du parti socialiste à Paris, les arrondissements conservées l’ont été de justesse même dans les endroits où le vote est naturellement à droite, sauf bien sur le professeur DEBRE réélu au premier tour avec une majorité confortable.

Les électeurs qui ont voté pour De Panafieu sont cocus, du fait de son mépris, du fait de sa manière de refuser l’échec et du fait de son manque de sens du service nécessaire à toute personnalité politique.

Face à cela l’abstention restera encore la seule réponse et c’est dommage, sauf si le pouvoir est pris dans les partis par des militants qui veulent une véritable éthique politique, un honneur retrouvé indispensable et cela aussi bien à L’UMP qu’au PS ou au MODEM.

En attendant De Gaulle voyant cela doit se retourner dans sa tombe, ses ministres ont engendré de tristes sires.
par jazzpote publié dans : coup de gueule
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Mardi 18 mars 2008

Tout le monde sait ce qu’est un club de taste moujettes dans le sud ouest, c’est un club d’amis qui sont spécialistes du cassoulet et des moujettes (haricots) que l’on met dans ce cassoulet. C’est un prétexte pour se retrouver entre copains boire de bons coups, faire la fête etc.

 

C’est ce que va devenir l’UMP de la haute Garonne si rien n’est fait rapidement, après les échecs répétés de cette fédération, il est temps que de jeunes actifs et motivés prennent la place des vieux militants accrochés à leur fauteuil.

 

Cette fédération est dirigée aujourd’hui par des anciens du RPR qui ont engrangé les échecs depuis bien longtemps. La campagne de Nicolas Sarkozy a vu se développer de très nombreuses adhésions au moment où tout le monde croyait à la victoire et au projet national. Les élections internes d’avril 2006 n’ont pas permis ce renouvellement nécessaire, j’en ai déjà parlé. Au moment des élections présidentielles, le score de Ségolène Royal en haute Garonne a été tel que le bruit a couru que Nicolas Sarkozy lui-même s’est mis très en colère contre cette fédération.

 

Je vous rappelle que la fédération est présidée par un transfuge de l’UDF Philippe Douste Blazy, qui n’a pas jugé bon à ce moment de démissionner de sa fonction, en regard de l’échec de l’UMP dans ce département. Les législatives de Juin 2007, malgré la vague d’élection dans le camp de la majorité, a vu à Toulouse l’échec de 8 parlementaires sur 8. Aucun élu député dans la région de Toulouse, un scandale qui n’a gêné personne, pas une démission pas une remise en question.

 

Après ces législatives nous avions toujours Philippe Douste Blazy comme président et le secrétaire général toujours aussi silencieux. Ce fut alors le début des tractations pour la mairie de Toulouse, celle là il ne fallait pas la perdre, sans quoi l’UMP n’existait plus en haute Garonne du côté des élus. (Dieu merci les militants seront toujours là, à croire leurs discours)

 

Je n’ai pas besoin de vous raconter la fin, vous la connaissez. Un candidat naturel, investit par l’UMP mais qui ne veut pas de l’UMP. Ce candidat, jean Luc MOUDENC pour ne pas le nommer, à fait le choix d’évincer purement et simplement certains adjoints efficaces et issus de l’UMP pour y mettre des verts des socialistes et des personnes de la société civile. Pourquoi pas cette ouverture mais à condition qu’elle soit acceptée, ce qui ne fut pas le cas. Les dirigeants de l’UMP particulièrement absents des médias ont été remplacés par un chargé de mission, soi disant nommé par « les plus hautes instances » ce conseillé à sa première interview dans les médias annonce qu’il va remplacer le secrétaire général (élu) et que c’est lui le patron maintenant FR3 était content de cette annonce. Les débats qui ont suivi pour expliquer « qu’il n’était que chargé de mission » « qu’il ne prenait pas la place du secrétaire » tout cela sans aucune intervention ni à l’UMP ni dans les médias du président.

 

La seule communication fut une lettre de l’UMP a ses adhérents de la haute Garonne pour expliquer que la liste municipale avait été difficile à faire (en particulier à cause de la parité apprend on) et pour dire aux militants « de la fermer » que s’ils n’étaient pas content de ces choix le chargé de mission serait blessé personnellement. Bien sur tout cela dans le plus grand silence du président évincé de tout par la municipalité sortante et peut-être même par les responsables de l’UMP.

 

Lé défaite annoncée à été au rendez, vous, le candidat socialiste a gagné de 1200 voix, mais je crois sincèrement que l’on peut dire que c’est plutôt la liste centro-modemo- socialo-verdo--ump qui a perdu. Les abstentions ont été importantes, nombre de militants UMP qui ne savaient plus à quel saint se vouer, plutôt que de voter socialiste ont été à la pêche. Toujours est-il que l’UMP a aussi perdu la mairie et je pense pour un bout de temps. Les militants sont écœurés à juste titre, ils ne comprennent pas que le président n’ai jamais été là ni pour faire campagne ni pour expliquer ni pour motiver ses troupes. Peut-être même déjà aux états unis n’a-t-il pas voté ? (Strauss Kahn lui est revenu pour ce scrutin) Personne dans les médias sauf le chargé de mission, j’ai même vu un ancien UDF revenu nouveau centre après un passage à l’UMP parler au nom de l’UMP, et dire qu’il fallait un renouvellement, quel cafouillage.

 

Alors si rien n’est fait, si rien ne bouge, l’UMP de haute Garonne sera bien devenu un club de taste Moujettes.

par jazzpote publié dans : coup de gueule
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Lundi 17 mars 2008

En ce dimanche 16 Mars, les Français ont donné une légère avance aux listes de Gauche par rapport aux listes de droite. Les états majors politiques se sont, comme d’habitude agressés dans les médias toute la soirée, c’est un jeu habituel, mais les téléspectateurs préfèrent de beaucoup entendre autre chose.

Il est singulier qu’en 2008, alors qu’un président à promis de faire « de la politique autrement » que les hommes et femmes politiques disent adhérer à cet état de fait, de voir et d’entendre la pauvreté des débats un soir d’élection. Bien sur ils ont tous raison mais ce n’est pas l’image qu’ils donnent qui va inciter les Français à plus voter.

J’ai vu les éléphants du PS sortis de leur réserve pour un soir raconter les inepties habituelles. L’analyse des résultats montre, si on fait cette analyse honnêtement que rien n’a changé. Que la France est divisée en deux pratiquement à 50/50 et que les miettes qui font basculer à droite ou à gauche ne viennent que des extrêmes ou des électeurs qui votent en fonction du vent, du dernier qui a parlé ou bien de l’astrologie. Aucun résultat ne permet de tirer des leçons de ce scrutin qui était rappelons le local. Les tentatives de nationalisation de ce scrutin ont échouées à la lecture des résultats. Bien sur le PS gagne des villes qu’il avait perdues en 2001, et alors ! Quand on gagne avec moins de 100 voix est-ce un signe fort des électeurs ? Quand on gagne des villes phare et que l’on en perd d’autres est-ce une vérité ?  Ces élections locales sont restées locales pour 2 électeurs sur 3 elles ont été fortement politisées par les PS qui ne gagne que de très peu certaines villes. Le résultat global, bien sur faux car il ne s’agit pas d’une élection nationale est de 49% pour la gauche et 47,5 pour la droite. Ce point et demi de différence il y a maintenant 30 ans que nous le constatons un coup à droite et un coup à gauche. Même Bayrou qui a voulu mettre son grain de sel dans cette élection n’a obtenu qu’un échec personnel, ses militants se sont répartis à peu près également entre la droite et la gauche.

Quelques exemples, à Lille grande victoire de martine Aubry, mais habituelle et attendue, à Paris Delanoë fait un score excellent mais ne gagne aucun arrondissement. Lyon est à gauche depuis 2001 et le maire sortant est excellent, certains électeurs de droite ont voté pour lui dans le cadre de cette élection locale. Bordeaux de la même façon reste à droite avec un maire excellent pour qui des gens de gauche ont voté au premier tour.

Par contre si on observe Toulouse, 1200 voix d’écart c’est très faible, l’électorat n’a pratiquement pas bougé. Douste Blazy avait emporté les élections en 2001 sur le fil avec un écart très faible aussi. Même si la gauche remporte ce succès, rien n’a bougé du côté des forces en présence. A Montauban à peine trente voix d’écart et une belle panique, les socialistes refusant le scrutin on manifesté, belle leçon de démocratie. A perpignan la droite garde la mairie mais un président de bureau de vote pris la main dans le sac a été mis en examen car il ajoutait des bulletins pour le maire sortant. Il serait nécessaire d’invalider une telle élection.

Comme on peut le voir en 2001 sous Jospin la gauche avait subit un réel revers, presque tous les ministres de l’époque avaient été battus, cette année c’est le retour du balancier, sauf que beaucoup de ministres ont été élus. Ceux qui se sont fait battre l’ont été avec un écart tellement minime qu’il est insignifiant.

Alors quand j’entends des Fabius dire il faut changer la politique nationale, des Lang dire il faut aller dans la rue pour sauver l’école, des Hollande parler du parlement pour changer les choses. J’ai envie de leur dire que le président de la république a été élu avec une véritable différence en nombre de voix et qu’il est légitime pour 5 ans. Que je ne pense pas que ces élections locales ont changé la majorité au parlement, ce qui permet à la politique nationale de continuer à se développer sur le mode du projet de Nicolas Sarkozy. Enfin félicitons comme cela doit se faire pour des républicains tous les élus quel qu’ils soient et souhaitons que ce soit des maires à temps plein, qu’ils s’occupent de leur ville et pas de politique nationale, ce n’est pas pour cela qu’ils ont été élus. Je rappellerai enfin que les élections terminées ces maires sont les représentants de tous leurs administrés et pas des 50% qui ont voté pour eux.
par jazzpote publié dans : actualité
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Samedi 15 mars 2008

C’est sur cette phrase que Patrick DEVEDJIAN  a marqué son entrée à la tête de l’UMP comme secrétaire général. Aujourd’hui ce même Patrick DEVEDJIAN est au cœur de la tourmente. La phrase de Nicolas Sarkozy à Toulouse « Après le deuxième tour je tiendrais compte des résultats » phrases sibylline et ne voulant pas dire grand choses peut très bien être interprétée dans le sens d’une réorganisation à l’UMP.

IL est vrai que les reproches fusent envers le secrétaire général de l’UMP mais paradoxalement les autres responsables de ce parti (je rappelle qu’après l’élection de Nicolas Sarkozy, plus de président mais une direction collégiale) comme Jean Pierre Rafarin ne sont pas inquiétés.

Tout le monde sait que la famille Balkani, proche de Nicolas Sarkozy projette une OPA sur ce parti, même si la notoriété de cette famille a subit quelques accrocs judiciaires. Nous savons bien qu’en France avoir eu des démêlés avec la justice n’est pas un handicap pour les politiques de tous bords, les électeurs votent généreusement même pour des condamnés. Il paraît qu’après avoir purgé leur peine ils retrouvent une véritable virginité morale, voir à Grenoble.

Mais pour revenir à ce beau parti démocratique qu’est l’UMP la terre tremble. C’est même par Steevy Boulay, grand penseur de chez Ruquier, sur France 2 que la nouvelle est lancée. « Patrick Devedjian sera remplacé par Patrick Balkani » un Patrick pour une autre avec le soutien des intellectuels de chez Ruquier.

 A l’UMP ce qui est reproché à Devedjian c’est la campagne (pas encore terminée) pour les municipales, c’est aussi ce que l’on appelle l’affaire de Neuilly, banlieue chaude en ce moment, où les insultes comme « sale juif » fusent et où l’on se jette les coupes de champagne au visage. Il serait temps d’y mettre bon ordre avec une descente de police devant les medias, ce serait assez drôle. En effet le candidat de l’UMP ayant reçu l’investiture de ce parti se bat contre le candidat de droite ayant les faveurs de Nicolas Sarkozy et de Balkani. Comme on peu le voir il y a du rififi à Neuilly.

Plus généralement il est vrai que l’UMP ne joue pas son rôle, ici des investitures de candidats qui affirment ne pas être à l’UMP et refusent même d’en utiliser le terme. Là des candidats UMP ayant reçu l’investiture et se trouvant devant des candidats UMP dissidents, mais contre qui personne ne dit rien pour des raisons de petits copinages locaux. Là encore des fédérations UMP qui soutiennent du bout des lèvres des candidats ayant reçu l’investiture.

Je crois pour ma part que ce parti est tout sauf démocratique, il est dirigé localement par de petits barons accrochés à leur prérogatives et prêts à tout pour les garder. Le jour ou Nicolas Sarkozy a été élu, il est devenu le président de tous les Français, il ne voulait pas de nouveau président après lui, le courage aurait été de lui faire savoir que le parti se gérait maintenant sans lui, ce ne fut pas le cas. En second il fallait aussi refaire des élections départementales dans les régions où les tenants du « titre » avaient lutté mollement pour l’élection de Sarkozy. Enfin il serait temps que les élections internes soient retirées des mains de ceux qui sont en place depuis le RPR et qui font tout pour que personne ne puisse avoir un poste autre que leur petite baronnie. L’exemple des dernières élections internes où Nicolas Sarkozy voulait faire élire les nouveaux adhérents venus en masse ont été un échec. Les tenants des fonctions ont apporté le jour des élections des quantités impressionnantes de procurations non vérifiables et arrachées à coup d’intimidation de mensonges etc.

Le jour ou ce parti retrouvera le chemin démocratique, le jour où il refusera de soutenir des dissidents contre leurs investis, le jour où il sera clair qu’après des démêlés avec la justice il n’est plus possible de briguer le suffrage des Français sous le nom de l’UMP, le jour ou ce parti se positionnera pour des projets et pas pour la course aux place. Ce jour là les adhérent appelé « les nouveaux adhérents » renouvelleront peut-être leur adhésion.

par jazzpote publié dans : actualité
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Vendredi 14 mars 2008
La fin de cette semaine va voir nos hommes et femmes politiques bruler leurs dernières cartouches pour être élus. Cette élection municipale est le sujet principal de tous les médias et la question posée par tout le monde est la même. "La gauche emportera-t-elle les villes qu'elle a ciblées?"

Rien n'est moins sur, au regard de cette semaine de deuxième tour on constate que les lignes bougent, que ceux qui prêchent pour la prédominance du local par rapport au national commencent à avoir raison.
La seule chose inquiétante c'est le manque de cohérence de certaines campagnes locales pour les électeurs. ce manque de lisibilité peut engendrer une abstention record, ce qui n'est jamais souhaitable.

Prenons par exemple Aubagne, ville dans laquelle le MODEM s'allie avec les communistes, contre l'avis de François Bayrou,  le bureau du modem de cette ville appelant ses électeurs à voter pour la droite. Un capharnaüm bien étrange, comment voulez vous que les électeurs y comprennent quelque chose.
Prenons Montauban, ville dans laquelle le duel entre le PS et la droite est normal et sain, La candidate de l'UMP Brigitte Barège, maire sortante est en avance, pour répondre à ce retard le PS s'allie avec un parti à la gauchje de la gauche, peu lisible et très peu représentatif de quoi que ce soit. les électeurs vont encore une fois se trouver surpris et ne rien y comprendre.
Comment en effet les électeurs peuvent-ils faire confiance à quelqu'un qui fait alliance avec celui qu'il dénoncait dans la campagne du premier tour. Comment choisir un candidat qui embrasse ce qu'il brulait quelques jours avant? Voter devient très compliqué, les pêcheur à la ligne ont moins d'état d'âme pour pratiquer leur sport favori.
Cette campagne prend aussi un tour beaucoup plus  exacerbé dans le bon et le moins bon. Des candidats qui étaient donnés faibles dans les sondages, ayant peu de chances, avec une communication bien  limitées sont actuellement en pleine ascension. Faisant fi des sondages défavorables ils vont combattre leur adversaire sur leur propre terrain, débattre dans les médias alors que personne ne les attendaient là.

Un exemple Toulouse, Jean Luc MOUDENC est donné perdant par le journal local (dont le propriétaire est chef de parti politique de gauche) avec un score important, ce sondage est  inexploitable tout le monde le sait sauf la dépêche du midi.  Monsieur MOUDENC donc, le maire sortant ne  se démobilise pas bien au contraire, il redouble d'énergie, un débat hier soir à la télévision locale lui a même donné un vrai avantage. Il a été très bon alors que l'ensemble des commentateurs  le donnaient perdant de cette confrontation. Il a été même si bon que son adversaire socialiste  annule les autres débats prévus pour aujourd'hui sur FR3 et M6. Cet exemple montre que tout peut basculer  sur un évènement. Là nous avons un maire sortant qui a toujours été mis en défaut quand il s'agissait de politique. ce n'est pas un homme politique , au sens de la politique nationale, c'est un homme de terrain et de dossiers. Durant toute la campagne très politisée par la gauche au premier tour, il a été en difficultés, mais il est quand même vainqueur du premier tour. dans un débat télévisé ou la politique n'a plus sa place, où les problèmes de la ville sont débattus en direct, il  gagne haut la main. Il connait les dossiers son adversaire pas, il connait  le chiffrage de son projet, son adversaire non.  beaucoup de points sur lesquels il est imbattable, les électeurs ne se trompent pas  à l'arrivée. Ils voteront pour un maire et pas pour un parti qui  se bat pour une revanche nationale contre un président de la république.

C'est cela  les élections municipales et c'est à ce niveau qu'elles sont très intéressantes. Un autre exemple, Xavier DARCOS ministre de l'éducation Nationale et candidat à Périgueux. Les électeurs savent qu'un ministre n'est jamais là, même si cette semaine il a séché le conseil des ministres pour faire croire qu'il était présent dans sa ville. Personne n'est dupe, sous chirac, un ministre qui était maire devait démissionner de son mandat de maire pour être ministre à temps plein (voir Douste Blazy à Toulouse) Aujourd'hui rien de tout cela, nous sommes en pleine régression pour ce  genre de chose. le cumul des mandats a été un sujet phare pendant la campagne des présidentielles, aujourd'hui tout le monde l'oublie même Bayrou. Voter pour un ministre c'est avoir la certitude d'avoir un maire absent, les électeurs ne sont pas dupes et  les prendre pour des imbéciles ce n'est pas bien. Peut-être que les raisons de l'abstention sont aussi à chercher dans  ces faits.
par jazzpote publié dans : réactions a chaud
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Jeudi 13 mars 2008
Aujourd'hui, alors que les municipalités sont encore toutes chaudes de leur coucheries électorales, les Français vont encore une fois avoir droit aux blocages. les moniteurs d'auto-écoles vont faire une manifestation comme tous les lobbies en ce moment (taxis, coiffeurs etc.)
Cette manifestation va nous embêter encore une fois et va compromettre encore un peu les fonctionnements de notre beau pays. Mais à y regarder de plus près, nous sommes cette fois dans le contraire des autres revendications.
Auparavent les lobbies défilaient dans la rue contre les réformes, chacun disait Nicolas Sarkozy veut réformer et les Français ne sont pas d'accord. Il était facile de penser que réformer était impossible dans ce pays.
Là rien de tout cela, la réforme était en route, les manifestants défilent  pour que cette réforme ait lieu. La France avait pris la décision de privatiser le permis de conduire et tout le monde s'en félicitait. Plus d'attentes interminables pour avoir un rendez vous avec un inspecteur qui lui ne travaillait pas plus pour gagner plus. Victimes de l'administration les candidats attendaient des mois avant d'avoir un examen de passage de ce fameux permis de conduire.
Comme vous le voyez, enfin une réforme qui allait faire consensus, les auto écoles étaient pour, les candidats étaient pour. C'était sans compter avec le syndicat des inspecteurs de permis de conduire, arc-bouté sur ses prérogatives. Une petite grève d'une demi journée à suffit à ce petit lobbie administratif de 500 personnes pour que notre ministre, Jean Louis BORLOO en catimini retire ce projet.
Un réforme passée à la trappe alors qu'elle contentait tout le monde. Vous ne trouvez pas qu'il y a bien des raisons pour Nicolas Sarkozy de descendre dans les sondages?
Vous ne pensez pas non plus que contrairement à ce que l'on nous dit, s'il baisse dans les sondages c'est parce que ceux qui ont voté pour lui et son projet de réformer la France n'y trouvent pas leur compte.
Enfin quand je vous dis que la France est gouvernée par les énarques et l'administration!!!!
par jazzpote publié dans : réactions a chaud
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Mercredi 12 mars 2008
Pendant que les politiques de tous bords disent et font n'importe quoi pour avoir une  place à la gamelle municipale. Pendant que l'ensemble de la presse se mobilise pour savoir si le MODEM est à gauche ou à droite (selon les villes)
Notre ministère de la santé, dirigé par une ministre pharmacienne, visiblement plus compétente pour les sports, met en place 200 médicaments en libre service.  Le silence assourdissant face à un coup d'épée dans le dos du monde de la santé est inquiétant. Les pharmaciens tout d'abord savent très bien que n'importe quel médicament peut être dangereux si mal utilisé ou utilisé sans tenir compte des contre-indications etc. Ces pharmaciens qui font un métier qui devrait être revalorisé,  sont personnel de" santé et pas épiciers", il ne vendent pas des produits, mais délivrents des médicaments sur prescription ou bien effectuent un conseil en regard de leurs connaissances médicales et de leur responsabilité.
Il est à craindre que nombre de pharmaciens marchent dans cette libéralisation du médicament. Il est à craindre que l'appat du gain de certains génère de véritables super marchés du médicament. Heureusement nombre de professionnels de la pharmacie sont contre, à juste titre, cette mesure et  y feront obstacle. Je rappelle que les pharmaciens ne sont pas tenus de mettre des médicaments en libre service.
Du côté des médecins ensuite, leurs patients auto médicamentés n'importe comment rendront  certains diagnostics difficiles, du fait de la pris  de substances qui sont quelquefois contre indiquées, quelquefois surdosées, quelquefois prises à l'opposé de ce qui devrait se prendre.
Quelques exemples, l'aspirine est un médicament dangereux, quelqu'un peut de tuer avec de l'aspirine, mais aussi c'est un anti coagulant et certains patient ne peuvent pas en prendre, leur médecin le sait,  pas forcément le malade. Les anti inflammatoires peuvent devenir dangereux à certaines doses, les doses ne sont pas les mêmes pour une personne de 50 kilos que pour une personne de 100 kilos, les anti tussifs sont contre indiqués dans certaines formes de toux qui doivent être diagnostiquées etc. Les exemples ne manquent pas.
Bien sur le ministère de la santé va mettre en avant que ces médicaments vont baisser ce qui est faux. Nous ne sommes pas chez Leclerc dans une pharmacie. par contre ce que ne dit pas le ministère de la santé c'est qui est responsable en cas d'accident? Le pharmacien ? Le médecin traitant ? Et si un malade auto médicamenté fait un accident grave de santé, est-ce que la sécurité sociale va payer son hospitalisation?
Comme vous le voyez le sujet est plus important que de savoir si un candidat du modem aura ou pas un poste dans une mairie.



par jazzpote publié dans : coup de gueule
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