Dimanche 20 avril 2008

Presqu’un an déjà que Nicolas Sarkozy est au pouvoir et les Français ne comprennent toujours pas où va la France. Le président de la république a eu beau changer de manière de faire, de supprimer le côté médiatique et communication, pour le remplacer par une image plus proche de la fonction. Rien n’y a fait et la baisse dans les sondages d’opinions est constante.

Pourtant l’ensemble des ministres, conseillés, portes paroles, responsables martèlent en continu l’argumentaire. Les réformes, les réformes, les réformes, mais sur le fond plus personne n’y comprend rien. Il faut tout d’abord noter que les conseillés, en nombre, ont été en première ligne de la communication pendant longtemps. Même les ministres en prenaient ombrage et surtout ce fonctionnement n’était pas très démocratique, cela a un peu changé en apparence.

Par contre c’est la véritable cacophonie maintenant du côté des ministres, chacun y va de son annonce, sans vérification sans concertation, surtout dans des contradictions totales. Nous avons eu bien sur la ministre des droits de l’homme, courageuse et parlant bien, mais contre l’avis du gouvernement. Nous avons bien sur les affaires multiples d’annonces de réformes aussitôt retirées par le président ou le premier ministre (exemple la carte famille nombreuses) Nathalie Kosciusko moriset et ses vérités qu’elle est obligée de retirer en s’excusant. Souvenez-vous de la chanson de Guy Béart « celui qui dit la vérité, il doit être exécuté »

Ces couac, mensonges, contre vérités et surtout cette acceptation de décisions contraires aux décisions prises (exemple les OGM et le grenelle de l’environnement) sont nuisibles, donnent l’impression d’un gouvernement d’amateurs. Les Français sont perdus, ne croient plus en aucune parole d’état et craignent bien sur que la situation de la France s’enlise encore plus.

Je pense pour ma part que certaine réformes ont été entamées, mais les tensions qui existent au sein même de l’état, les divergences de vue entre le président, les anciens RPR chiraquiens, les réformateurs, les conseillés. Tout cela amène des réformes inabouties du fait même des concessions faites à tous. La vraie raison de la cacophonie n’est pas comme le dit Delanoë un manque de professionnalisme mais bien un manque de cohésion et de convictions communes entre els ministres. Le résultat de tout cela est bien entendu ce que nous voyons, des ministres qui parlent et qui ensuite doivent s’excuser d’avoir dit la vérité (tout au moins la leur) des ministres qui annoncent pour passer en force et le premier ministre ou le président qui annulent l’annonce. C’est bien la foire d’empoigne.

UN des meilleurs exemples actuels c’est la fameuse RGPP ou réforme générale des politiques publiques. Les annonces sont faites, un fonctionnaire partant à la retraite non remplace, des économies d’échelle partout et surtout un prime à chaque fonctionnaire muté ou déplacé « contre leur gré » pour réorganisation (le privé n’a pas cela bien sur) Chaque ministère est concerné, en premier celui de la santé du fait des réorganisations hospitalières, savez vous ce que Roseline Bachelot à fait pour protéger les agents de son ministère ?

Ils viennent de recevoir une lettre signée de Roselyne Bachelot et de Xavier Bertrand. Elle est arrivée le 4 avril par courriel « dans les minutes qui ont suivi le discours de Nicolas Sarkozy à Bercy sur la RGPP » , témoigne un destinataire. Le président a officialisé, à cette occasion, la création d'agences régionales de la santé. La ministre de la Santé et son collègue de la Solidarité expliquent aux fonctionnaires l'intérêt de regrouper des fonctions éclatées entre Ddass, Drass, Assurance-maladie et agences d'hospitalisation. Mais sur trois pages, une phrase une seule est à la fois soulignée et écrite en gras : « aucun agent ne sera contraint à une mutation géographique contre sa volonté »

Ce double discours est aussi présent chez Michèle Alliot Marie pour protéger les policiers en affirmant « qu’ici la logique comptable n’est pas de mise » comme on peut le voir chaque ministre temporise contre les décisions gouvernementales. A voir tout cela rien n’étonne plus maintenant de constater que rien ne se fait complètement, aucune réforme annoncée ne donne ses vrais résultats et que la France continue à s’enliser encore plus.

Nicolas Sarkozy va parler jeudi aux Français, il est à peu près certain que le discours portera sur les réformes « pour lesquelles vous avez voté » qui « sont en marche » que « rien ne peut se faire en si peu de temps » pour ma part je ne me souviens pas avoir voté pour des réformes inabouties, décidant le contraire de ce qui avait été prévu, des réformes qui s’arrêtent à moitié chemin. Je me souviens avoir voté pour un véritable programme libéral, qui cherchait à rendre l’état plus performant et surtout à mettre beaucoup plus de dynamique dans la gestion de la France, nous en somme loin.

par jazzpote publié dans : réactions a chaud
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Commentaires

Bonjour Patrick,

Je vous réserve la primeur de ce petit billet dont le contenu sera au centre de notre petit r du 29 avril.

A LA RECHERCHE DE L’ELECTEUR DE LA DROITE PERDUE.

L’élécteur de droite est actuellement désorienté pour 3 raisons.

1/ La conduite de l’Etat est brouillonne, approximative et incantatoire, si ce n’est anti-constitutionnelle (Art 21), elle frise parfois le ridicule, et une stratégie d ‘évitement se substitue à la rupture.

2/ La sarkozie et l’UMP ne comprennent stictement rien à l’islamisation de la France et de l’Europe : fins stratèges, ils construisent des mosquées, ni plus ni moins que des têtes de pont de la conquête et de notre asservissement. Des drapeaux au croissant islamique conduisaient la manifestation des lycéens du 16 avril à Paris.

3/ Le Taité de Lisbonne est passé sur le corps électoral. La sanction aux européennes pourrait être brutale.

Concernant l’UMP, débranché par le président, c’est un crocodile sans dents, un porte-avions désarmé et on se souvient du Clémenceau errant dans les mers du sud.

Sur le plan national, la remobilisation de la droite ne peut plus venir du sommet, sur le plan local, elle pourrait venir d’une action de soutien des fédérations à la fermeté de Xavier Darcos.

En cette période de commémoration de 68, le ministre de l’Education Nationale et celle des Universités doivent rester les maillons forts. S’il l’un est désavoué, ou pire démissionné, le gouvernement peut se préparer à déménager à Vichy.

Tout le reste est gesticulation d’apparachiks en place ou en herbe.

Jean-Pierre ouvrard.
commentaire n° : 1 posté par : Jean-Pierre Ouvrard le: 20/04/2008 12:38:02
le gouvernement est un casting pour les médias et les ministres n'éxistent pas. Albanel: pas au courant de la suppression de la redevance; Yade et NKM désavouées; Fillon qualifié de "collaborateur" alors qu'il est le second personnage de l'état. le vrai pouvoir est pour les hauts fonctionnaires comme Guéant et les autres énarques présents à l'Elysée...
commentaire n° : 2 posté par : philippe david (site web) le: 21/04/2008 22:01:47
Hier soir, après avoir envoyé en Chine ses émissaires pour demander pardon, il nous a fait comprendre qu'il était en plein revirement pour prendre sa Présidence européenne, il va même faire voter les étrangers ! Et sur le plan économique, il n'a pas convaicu ! L'été sera chaud !
commentaire n° : 3 posté par : Delaire Jacques-Daniel (site web) le: 25/04/2008 18:27:05

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