AUTAN LE DIRE des articles qui décoiffent comme le vent d'AUTAN à TOULOUSE
ARTICLE PUBLIE DANS LE JOURNAL TOULOUSAIN du jeudi 22 mai.
L’électrochoc des élections municipales qui suivait l’électrochoc des législatives a crée à l’UMP 31 une prise de conscience. Certains ont compris que même en étant le parti majoritaire, si les hommes n’étaient pas à la hauteur rien n’était possible. (Contrairement au slogan de campagne de Nicolas Sarkozy « ensemble tout est possible »)
C’est donc avec un chargé de mission nommé par Paris, Christian Raynal, que cette fédération va se refaire une santé, mais c’est promis pas sans les militants. Christian Raynal que j’ai interviewé à Radio Plus le jeudi 15 Mai, n’a pas mâché ses mots. Il a parlé de désastre électoral, de champ de ruines, de reconstructions nécessaires. Il aussi affirmé sa volonté de changer les hommes, de redéfinir un vrai projet, tout ceci avant l’été.
Sa première constatation a été la suivant, depuis maintenant plusieurs années, les adhérent de l’UMP sont laissés pour compte, leur avis n’est jamais écouté et les dirigeants de l’UMP ont travaillé seuls dans leur tour d’ivoire, jusqu’à la défaite totale. Christian Raynal a donc organisé dans les circonscriptions des réunions pour écouter les revendications des militants. Il a eu ce courage, il faut le reconnaître de se mettre sous les feux croisés des critiques, étant le seul à assumer la défaite.
J’ai assisté à l’une de ces réunions, les demandes unanimes de militants étaient : « Des élections internes non truquées, pas comme par le passé, le refus des hommes nommés par Paris, des projets plutôt que des hommes, et bien d’autres demandes allant dans le même sens. Une demande forte a aussi été entendue « avoir une direction de l’UMP qui soit vraiment UMP et pas des responsables qui se réclament de ce parti quand cela les arrangent, mais qui ne sont plus membres de ce parti quand il s’agit d’être élu. »
Parmi toutes ces demandes, Christian Raynal va certainement œuvrer pour en satisfaire quelques unes, bien sur il veut lui aussi des élections démocratiques et non truquées, c’est un minimum. Il a promis des élections anticipées pour l’automne, la démission officielle de Philippe Douste Blazy provoquant cette anticipation électorale. Mais l’information qui va certainement ne pas plaire à tous, c’est l’intérim de la présidence de l’UMP qui sera assuré par Dominique Baudis. C’est l’encadrement Parisien de l’UMP qui va entériner cette nomination jeudi 22 Mai avec la présence à Toulouse de Patrick Devedjian et Nathalie Kosciusko morizet.
Cette nomination venue d’en haut va certainement provoquer de nombreux remous (cela a déjà commencé) surtout que logiquement Dominique Baudis va être obligé d’adhérer à l’UMP ce que personne n’avait obtenu par le passé. Un Président nouvel adhérent c’est une première à Toulouse, mais ceux qui voulaient un président issu des rangs des purs UMP anciens RPR seront déçus.
Patrick Devedjian descend donc à Toulouse non pas pour entendre et écouter les militants mais pour informer des décisions prises par la
direction. Si j’ai bien compris les discours des militants de haute Garonne, cela risque de ne pas se passer aussi simplement et la réunion qui va suivre l’annonce risque d’être houleuse. Il faut
bien comprendre que ce n’est pas la personnalité de Dominique Baudis qui est rejetée par les militants, ce n’est pas l’homme mais la façon dont l’UMP va encore imposer à Toulouse un président qui
n’est pas un homme politique de l’UMP. Même si c’est un sympathisant, beaucoup penseront que c’est encore un coup de ceux qui dirigent Toulouse depuis trente ans, surtout que les sénatoriales se
profilent à l’horizon et qu’un seul siège est accessible à l’UMP. Une dure bagarre en perspective, le seul malheur c’est que ce sont les militants UMP qui seront encore les dindons de la
farce.
Enfin la réunion du jeudi 22 Mai risque d'être compromise par les grèves de cette journée, il ne restera plus aux militants que l'annonce.
Pour le reste je partage. L'UMP n'applique pas véritablement la démocratie d'en bas. Toujours cette façon "d'arranger" afin de voir les mêmes à la tête des sections, fédérations, etc. Mais je vous rassure, c'est la même chose dans tous les parti politique même si ce n'est pas une excuse.
Gérard Brazon
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