Jeudi 29 mai 2008

Voila la guerre des 35 heures relancée par les syndicats. J’ai l’impression de me retrouver en 1998. Après que les socialistes aient annoncé que la réduction du temps de travail passerait par une loi, les cadres du MEDEF, président en tête refusaient ce diktat de la gauche.  Une réduction obligatoire, sans discernement et applicable à tous les métiers.

Martine Aubry et Lionel Jospin avait crée le système de « travailler moins pour gagner plus ». A partir de là, quelques lois se sont succédées, la loi définitive sur la réduction du temps de travail ayant été une véritable usine à gaz, coûtant très cher à l’état, aux entreprises et aux salariés même car les salaires ont depuis été bloqués. Les syndicats auraient pu être content de cette loi mais ce ne fut pas le cas, les combats sans fin pour obtenir plus, pour passer à 35 heures sans réduction de salaire, les organisations du temps de travail qui demandaient toujours plus de jours de RTT, tout cela occupa le terrain syndical pendant près de dix ans.

Aujourd’hui le gouvernement veut trouver une porte de sortie honorable sans toucher au temps de travail légal, tout le monde devrait y trouver son compte, ceux qui ne veulent rien faire comme ceux qui veulent travailler plus pour gagner plus. Et bien les syndicats s’accrochent, ils veulent imposer par la force aux salariés qui ne leur demandent rien un temps de travail bloqué à 35 heures, même s’ils n’en veulent pas. Ils veulent maintenir les entreprises dans une compétitivité nulle alors que la France à besoin de travailler pour se redresser.

Comme le combat inutile et d’arrière garde des retraites, le combat pour le temps de travail va recommencer. Il serait quand même temps de laisser aux employés le libre choix de leur vie. La théorie socialiste de vous rendre heureux contre votre gré est quand même dépassée.

Ne pensez vous pas que les syndicats gagneraient à se battre pour des choses qui en valent la peine. Par exemple les salaires ! Aujourd’hui beaucoup d’entreprises se plaignent de ne pas trouver de candidats aux postes vacants alors que nous avons encore 2 millions de chômeurs en comptant tous ceux qui ne travaillent pas. (Vrais chômeurs, Rmistes, stagiaires non payés etc.) Au lieu que la loi du marché s’applique et que la pénurie de main d’œuvre fasse augmenter les salaires. Ce qui est une logique purement libérale mais efficace. Non tout le monde se bat à commencer par les socialiste et les syndicats pour faire venir en nombre des immigrés sans papiers, sous payés et permettant de maintenir des sous salaires. Je pense sincèrement que les syndicats seraient bien inspirés de dénoncer cette guerre sociale et ses effets, au lieu de militer idéologiquement pour régulariser les sans papiers et maintenir tout le monde à des salaires de pauvres. Les actions syndicales sont en grande partie responsables du niveau bas des salaires en empêchant la loi du marché de s’appliquer.

Mais nous le savons tous, les syndicats se battent à 80% pour les privilèges de l’administration et pas pour les salariés du privé.

Il en est de même pour les franchises médicales. Les syndicats sont en partie gestionnaires de la sécurité sociale et ils tiennent beaucoup à ce que cela ne change pas. Pourquoi alors si peu les entendre sur un sujet qui serait certainement rassembleur chez tous les Français. Pour quoi si peu de refus de ces mesures anti sociales car discriminatoire, les pauvres ne pouvant plus se soigner. Ils s’en fiche, ils sont partie prenante dans cette gestion déplorable de la santé et toujours prêts à suivre n’importe quel ministre de la santé su ce terrain là.

Encore une guerre qu’ils ne feront pas !

Alors que l’on ne nous embête plus avec ces actions syndicales qui ne protègent que les privilégier de la fonction publique. Laissez les Français travailler s’ils le veulent, laissez s’applique la loi du marché à l’emploi, si les employeurs ne trouvent plus de salariés ils les paieront pour en trouver. Le temps n’est pas loin avec les départs massifs en retraite de voir le niveau des salaires de recrutement s’élever par pénurie de main d’œuvre, sauf si les acteurs sociaux réclament toujours plus de main d’œuvre sous payée venant de l’immigration (choisie ou non)

Battez vous pour des choses qui concernent tous ceux qui devraient se sentir protégés. C’est à ce prix que le syndicat intéressera de nouveau les salariés et pas en faisant de la politique.

 

par jazzpote publié dans : coup de gueule
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Commentaires

Beaucoup de choses vraies dans cet article, notament le combat des syndicalistes pour la précarité de l'emploi en France (régularisations des sans papiers, refus de la modernisation du code du travail, etc etc)

Les syndicalistes ne se battent pas pour les travailleurs mais pour garder ce pouvoir illégitime qu'ils détiennent encore.
commentaire n° : 1 posté par : Xavier le: 29/05/2008 18:24:23
Analyse que je trouve très juste !!!!
commentaire n° : 2 posté par : crasyone (site web) le: 29/05/2008 22:07:24
Je pense que vous tenez le vrai problème lorsque vous dites que les combats syndicaux ne sont qu'idéologiques.
Ils s'obstinent à refuser des réalités telles que la nécessité d'augmenter les cotisations pour garantir les retraites. Ils refusent de laisser à chacun le choix de travailler le temps qu'il veut. Tout cela parce que Martine Aubry avait décrété qu'il vallait mieux avoir plus de temps libre sans avoir d'argent pour s'occuper (ce sont seulement les cadres qui apprécient sans réserve leurs RTT, ceux-ci ayant moins de problèmes d'argent) que de travailler pour se garantir un niveau de vie décent. On peut regretter que les syndicats s'arc-bouttent sur de telles positions quand ils gagneraient en crédibilité sur d'autres fronts.
Mais de là à dire que les franchises médicales (plafonnées à 50 € par an et dont sont dispensés les bénéficiaires de la CMU) empêchent les gens de se soigner, je ne franchirai pas ce fossé. D'après moi, les cabinets médicaux comme les officines n'ont pas connu de baisse de fréquentation ces derniers mois. Car je suis sûr que si tel était le cas, on en entendrait parler...
commentaire n° : 3 posté par : PRM (site web) le: 29/05/2008 23:09:39
Bonne analyse mais rappelons que les syndicats jouissent d'un monopole à 5 (CGT/CFDT/FO/CFTC/CGC) qui est intangible du fait de l'article L133-2 du code du travail qui dit que, pour être représentatif, un syndicat doit "avoir fait preuve d'une attitude patriotique pendant l'occupation". Difficile en créant un syndicat en 2008 d'avoir résisté entre le 18 juin 1940 et le 8 mai 1945....Encore un archaisme qui permet à certains de continuer à se servir tranquillement!
commentaire n° : 4 posté par : Philippe David (site web) le: 30/05/2008 16:30:27
Cessons de tergiverser, la bande des 5 constitue un état dans l'état, ce qui restera toujours pour la vraie droite un casus belli.

En gelant définitivement l'ISF et les 35h, Nicolas et Xavier ont conforté cette situation et validé publiquement des choix et des orientations de gauche et d'inspiration marxiste.

On ne peut donc pas compter sur eux pour mettre fin à la dictature syndicale si bien décortiquée par Bernard (Zimmern).
commentaire n° : 5 posté par : Jean-Pierre Ouvrard le: 30/05/2008 23:25:50

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