Jeudi 3 juillet 2008

Nous vivons  quand même un drôle de pays où il faut être un loser pour se voir nommer à un poste à responsabilités.

Cela commence par certaines entreprises Franco-françaises où ceux qui ne réussissent pas se voient confier des responsabilités plus importantes. A tous les niveaux on peut le constater ; le principe de Peter fait des ravages. Je rappelle pour ceux qui ne le savent pas que le principe de Peter c’est « être promu jusqu’à arriver à son point d’incompétence » On voit par exemple de piètres commerciaux devenir chef des ventes, de piètres ouvriers devenir chef d’équipes, de très mauvais cadres moyens devenir des petits barons.

Ce qui se passe dans les entreprises est reproductible à tous les niveaux, la culture du meilleur est presque politiquement incorrecte. Si nous prenons tous les politiciens professionnels, dès qu’ils prennent une véritable veste à une élection, ils reviennent de plus belle pour un prochain suffrage. Ils reviennent mais en plus ils sont arrogants, donneurs de leçon et très critiques pour ceux qui gagnent. Je ne cite pas de nom j’aurais trop peur d’en oublier. Nous sommes le seul pays comme cela, où nous avons des politiciens professionnels qui se présentent depuis plus de trente ans, malgré leurs échecs, aux mêmes postes. Le comble c’est que quelquefois ils arrivent à être élus, après leurs nombreux échecs. En politique l’assiduité paye plus que la compétence.

Ce qui est remarquable dans notre pays, c’est aussi l’arrogance des perdants face à celui qui gagne. Ce mépris pour la démocratie et le suffrage universel est poignante. Je n’aurais pour preuve que Ségolène Royal qui le jour de sa lourde sa défaite se posait en vainqueur. Cela ensuite n’a jamais eu de cesse, son dernier discours la semaine dernière est une anthologie de ce qui se fait de plus antidémocratique. Elle n’hésite pas à qualifier la majorité élue de « clan Sarkozy » elle crache sur les 53% de Français qui ont voté pour lui, et le comble c’est que sa magistrale défaite n’a eu aucune conséquence. Elle revient pour, explique-t-elle, « gagner ». Bien fou ceux qui s’y fient.

Ce qui me fait réagir aujourd’hui c’est l’affaire Domenech. Platini et les fonctionnaires de la fédération veulent reconduire le perdant. L’habitude Française de faire les honneurs à celui qui a été le plus mauvais est bien ancrée. Seul Nicolas Sarkozy, qui comme toujours refuse la langue de bois, trouve anormal qu’il ne soit pas démissionné. Ce qui est encore plus anormal, c’est qu’il n’ait pas eu l’honneur de démissionner lui-même. Mais l’honneur dans ce genre de cloaque n’existe pas, pas plus qu’en politique. Dans tous les autres pays, surtout dans le domaine du football, celui qui a manqué à ses résultats d’une façon aussi criante est immédiatement remplacé, voir l’Italie.

Le seul problème, c’est que notre président en fait autant avec ses nominations de ministres perdants aux dernières municipales. Il y a un véritable décalage entre sont objectif « travailler avec les meilleurs » et les faits. Cela je ne suis pas le seul à le regretter.

Alors « travailler avec les meilleurs » c’est ce qui sauvera la France, mais passons des mots aux actes et commençons par virer tous les losers.

par jazzpote publié dans : coup de gueule
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Commentaires

Politique et football, même combat! Ce sont des baronnages et des luttes d'influence entre les différents courants de l'UMP, du PS ou de la FFF.Si Domenech est maintenu et si la France commence mal les qualifs de la coupe du monde 2010, ca va être chaud!
commentaire n° : 1 posté par : Philippe DAVID (site web) le: 03/07/2008 13:12:25
J'applaudis des 2 mains à ton analyse , il paraitrait que la mémoire des électeurs ne dure que 18 mois ... puissent les journalistes et les blogueurs la leur rafraîchir régulièrement !!!
commentaire n° : 2 posté par : marielle le: 03/07/2008 14:45:32
Petite rectification : tu mets dans le même sac Donadoni et Domenech alors que le premier a quand même qualifié son équipe pour les 1/4 de finales où il n'a échoué qu'aux penaltys contre le futur vainqueur de l'épreuve.

En d'autres termes, on pourrait presque qualifier l'Italie de 2e équipe du tournoi puisque celle-ci était la plus proche de battre les désormais champions en titre.

Tout ça n'a pas empêché Roberto Donadoni de démissionner de lui même avec toute la classe qu'on lui connait et on raconte même qu'il n'a pas voulu toucher sa prime de tournoi car il ne s'en trouvait pas digne.

Cette attitude toute en son honneur est diamétralement opposée à celle de Mr Domenech et de la FFF qui conforte un sélectionneur qui avec un groupe surement meilleur que celui de l'équipe d'Italie n'a pas réussi à gagner un match dans la compétition pour un bilan final d'un but marqué pour 6 encaissés en 3 rencontres ...

Une belle mentalité de looser en d'autres termes ...
commentaire n° : 3 posté par : Xavier le: 11/07/2008 17:53:47

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