Lundi 28 juillet 2008

A paraitre dans le journal Toulousain de jeudi 31

L’annonce de la restructuration de l’armée an fait dans la région Toulousaine l’effet d’une bombe. En effet il a été décidé unilatéralement comme pour les autres sites, de supprimer purement et simplement la base de Francazal en 2010. Après le départ des derniers éléments du centre d’instruction des équipages de transport pour Orléans le 15 juillet.

Cette base compte 988 personnes dont 240 d’unités extérieures qui ne seront plus rattachées aux effectifs dès le début de septembre. A l’été 2009, la base 101 sera dissoute et transformée en détachement air bénéficiant du soutien de la base aérienne 118 de Mont de Marsan. Les effectifs de l’armée de l’air seront alors 450 personnes : 300 pour l’Escadron de soutien technique spécialisé et 150 pour le fonctionnement.

Voila en ces termes l’annonce officielle qui a été faite aux élus des communes concernées par le préfet Dominique BUR.

A l’été 2010 donc cette base sera fermée. Pour ceux qui sont d’accord avec cette mesure, les arguments ne manquent pas. « Cette base n’était pas équipée pour l’A 400M. » » Les travaux d’aménagement auraient été trop chers » « Il est logique de tout regrouper sur le base d’Orléans » «La fermeture de la BA 101 permettra d'économiser chaque année 3,3 M€ de fonctionnement et 0,6 M€ de travaux d'infrastructure. »

Tous ces arguments peuvent se comprendre mais c’est à l’évidence sans compter sur les problèmes humains, sur les problèmes d’avenir des communes concernées et bien sur sans compter sur le désir des populations de garder une base militaire dans la capitale de l’aéronautique. 

De plus le 1er RTP est maintenu ce qui n’est pas sans poser des problèmes de réorganisation, il sera curieux de voir un bataillon parachutiste sans avions.

Mon propose n’est pas ici de définir si cette mesure est incontournable, si elle s’impose et si elle entre dans  une restructuration globale et cohérente. Notre premier ministre dans son annonce a développé ces points et surtout a insisté sur le fait que l’armée n’était pas une variable d’ajustement d’aménagement du territoire.

Par contre je suis surpris de la manière dont ces choses se sont passées. L’absence totale de concertation, qui est devenu le fonctionnement de base de notre gouvernement est choquant. C’est quand même faire très peu de cas des élus locaux et des problèmes qui leurs sont posés avec cette nouvelle carte militaire. Je ne suis pas de ceux qui aimeraient imposer l’immobilisme pour garder des avantages locaux contre l’intérêt général. Mais par contre il est de plus en plus difficile d’accepter les mesures verticales sans aucune possibilité de faire valoir ses arguments.

Il est vrai que la région Toulousaine et son développement souffrira moins qu’une très petite agglomération qui perd avec le départ des militaires plus de 60% de sa population. Mais quand même !

Les maires de Cugnaux, de Portet, de plaisance, ne décolèrent pas et nous pouvons tous les comprendre. Les décisions sont prises mais c’est après que les mesures d’accompagnement viendront, et là ce n’est pas vraiment une bonne méthode. Dans les entreprises, dans lesquelles j’ai eu l’occasion d’accompagner des restructurations, les mesures rassurantes viennent en même temps, ou précèdent, la mesure la plus dure. Là c’est le contraire, l’annonce de la mesure la plus dure est faite sans aucune annonce de réconfort ou de réassurance. Il y a vraiment de quoi être inquiet et en colère.

Il est frai que dans notre région il n’y avait pas de député à « acheter » pour qu’il vote la réforme sur les institutions, nous n’avons plus de députés. Pour les sénateurs il en est de même. Seul Jean Michel BAYLET était à convaincre et cela concerne le Tarn et Garonne. Nous avons bien vu dans l’est comment les tractations se sont faites. Les menaces des élus de démissionner en bloc et les changements de décisions justes avant le vote au congrès. Je ne voudrais pas dire qu’à Toulouse c’est la punition d’avoir voté un maire de gauche mais je suis certain que beaucoup, comme moi, y pensent.

Surtout que les ténors de l’UMP, Dominique Baudis en tête, toujours si prompt à parler pour affirmer qu’ils reprendront Toulouse ont été, sur ce sujet d’un silence assourdissant.

Alors cette mesure de réorganisation militaire, qui en choque plus d’un, est-elle un bonne mesure. Sur le plan militaire j’espère que oui. Sur le plan politique ce n’est certainement pas la bonne voie pour reconquérir un fief perdu certainement pour un bout de temps. Il ne faut pas oublier que beaucoup de Gaulliste, qui votent à l’UMP, sont très en colère contre la restructuration de l’armée.

Si l’équipe sortant de la mairie de Toulouse n’avait pas perdu, je serais curieux de connaître leurs positions, mais là c’est de la fiction, ils sont en vacances.

Mais c’est promis pour les lecteurs du journal Toulousain, je les interviewerais sur Radio plus en septembre pour leur poser ces questions. (S’ils acceptent de venir)

 

par jazzpote publié dans : réactions a chaud
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Commentaires

On envoie le 13ème RDP de Dieuze à Souge en affirmant que les régiments paras sont dans le sud-ouest et on envoie les avions des paras de Toulouse à Orléans. Comprenne qui peut!
commentaire n° : 1 posté par : Philippe DAVID (site web) le: 28/07/2008 17:20:06
Comme on peu t le lire sur mon blog à ce sujet, les paras sans avions, il faudra m'expliquer et le 11°RTP qui est le régiment de la logistique en OPEX de la 11° Brigade Parachutiste ! Et le silence assourdissant d'un centre droit Toulousain qui, godillts carpettes de l'Elysée, ne bronchent pas ! Ils peuvent afficher un nouvel organigramme à l'UMP 31, à quoi cela va t'il servir ? A gauche, dormez tranquille les ectoplasmes ne sont pas prêts à vous faire de l'ombre ! Les sénatoriales, c'est sans soucis !
commentaire n° : 2 posté par : Delaire (site web) le: 28/07/2008 19:46:20
Francazal. Il reste deux ans pour préparer la fermeture de la BA 101
Le colonel Le Meur s'explique
Jean-Michel Lamotte | 01 Août 2008 | 10h54
Lorsqu'il a pris ses fonctions de commandant de la base aérienne 101 de Francazal le 25 juin dernier, le colonel Denis Le Meur ne s'attendait pas à devenir le « liquidateur » de la structure.

« Deux jours avant l'annonce de la nouvelle carte militaire par le premier ministre François Fillon, dit-il, on parlait encore de faire une base interarmées à Francazal. En quelques heures, tout a basculé ».

La base qui comptait encore 1800 hommes en 2000 n'en recense plus aujourd'hui que 988 dont 240 venant d'unités extérieures et qui ne seront plus rattachés aux effectifs au début septembre. À l'été 2009, la BA 101 sera dissoute et il ne restera plus alors que 450 personnes dont 300 affectées à l'escadron de soutien technique spécialisé commandé par le lieutenant-colonel Jean-Marc Régnier et 150 pour assurer le fonctionnement : cuisine, gardiennage… La base sera définitivement fermée dans le courant de l'été 2010.

Le colonel Le Meur dispose donc de deux années pour préparer cette fermeture.

« Mais en attendant la vie de la BA 101 continue, explique t-il. Nous poursuivrons notre travail jusqu'au bout. Parallèlement, nous prenons nos dispositions pour que cette fermeture se fasse dans les meilleures conditions possibles. Les militaires sont habitués aux mutations. Pas de problèmes pour eux, sauf pour ceux qui arrivent en fin de contrat et qui veulent rester dans la région. Nous les aidons au mieux par l'intermédiaire de notre cellule de reconversion que nous avons étoffée. Ce sont des gens qualifiés très recherchés dans les entreprises. Cette cellule aide aussi les civils à retrouver du travail dans la région ».

Concernant le devenir de la structure après la fermeture de la base, le colonel Le Meur avoue ne rien en savoir mais espère qu'elle restera dans le domaine aéronautique.

Justement sur ce devenir, les élus se mobilisent. Ils parlent d'un manque de retombées économique annuel de 40 M €. Le colonel Le Meur estime ce chiffre surestimé. « Il était valable dit-il en 2000 quand la base tournait à fond avec 1800 personnes dont beaucoup d'officiers Ce n'est plus le cas aujourd'hui car les effectifs ont fondu de plus de la moitié ».

En tout cas, le départ des « aviateurs » va toucher toutes les villes du secteur. Toulouse va ainsi perdre 212 militaires ce qui représente 350 personnes avec les familles ; Cugnaux : 100 militaires (282 personnes concernées) ; Muret : 50 militaires (150) ; Portet : 12 militaires (67) ; Frouzins : 30 militaires (115) ; Tournefeuille : 20 militaires (50) ; Fonsorbes : 10 militaires (40) ; Villeneuve-Tolosane : 25 militaires (90) ; Seysses : 14 militaires (33). L'impact est évidemment différent en fonction de la population de chaque ville. Mais globalement au niveau de l'économie de la région, il demeure cependant important.
commentaire n° : 3 posté par : Delaire (site web) le: 01/08/2008 16:20:26
l'unanimité parmi les élus locaux de gauche rassemblés autour de Philippe Guérin et qui dénoncent la brutalité et le manque de logique de cette décision, les réactions ne sont pas totalement… uniformes au sein des autres groupes politiques. Ainsi dans un communiqué adressé à notre journal le groupe Servir Cugnaux, conduit par Philippe Ripoche, titré : « Fermeture de Francazal :La facture de l'Armée de l'Air au maire de Cugnaux » déclare : « Les élus de la liste Servir Cugnaux condamnent la fermeture de la base aérienne de Francazal et la suppression des 1074 emplois civils et militaires qui accompagne cette décision.

Ils regrettent que le transfert sur la base, à titre compensatoire, de certaines unités de l'armée de Terre n'ait pas été retenu. Bien au contraire le nouveau dispositif territorial du ministère de la défense renforce les effectifs sur les communes de Toulouse, de Balma et de Muret alors que ceux de Cugnaux sont rayés de la carte. L'ensemble des informations en notre possession sera mise sur le site servir-cugnaux.com afin d'informer les Cugnalais le plus complètement possible.

Cette décision est sans doute aussi le prix que les militaires font payer au maire de Cugnaux pour son coup médiatique de l'an dernier et sa moquerie des militaires à propos du futur cimetière et de l'arrêté d'interdiction de mourir. Les Cugnalais apprécieront le résultat final de cette « initiative ».

Le départ des militaires devrait donc susciter des prises d'armes de part et d'autre lors des futurs débats du Conseil Municipal.
commentaire n° : 4 posté par : Delaire (site web) le: 05/08/2008 09:34:09

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