Mardi 19 août 2008

Article journal Toulousain


Tel est le dilemme de notre gouvernement en cette période de rentrée économique. Pendant que les Français sont encore en nombre sur les plages, les chiffres économiques tombés la semaine dernière sont mauvais. Le recul de 0,3% du PIB est un très mauvais résultat, s’il devait être confirmé au troisième trimestre, le crise économique mondiale et Française par contre coup serait bien en place.

Depuis la publication de ces chiffres, nous entendons des mots qui pour beaucoup sont assez obscurs, PIB, récession, relance etc. De plus tous ces mots font l’objet de combats de communication, à celui qui aura le plus raison devant une telle situation. Les socialistes prônent la relance, mais il est facile de dire « Ya qu’a » quand on n’a pas les responsabilités. La majorité elle se contente d’affirmer qu’elle ne fera rien d’autre que les réformes structurelles en cours depuis le début de l’année. C’est à cette attitude que mon titre s’adresse, le gouvernement peut tout à fait avoir raison et à ce moment là ça passe, il peut aussi se tromper et dans ce cas « ça casse » et les Français sauront montrer les dents.

Que se passe-t-il exactement, en France mais aussi dans les autres pays Européens. La diminution du produit intérieur brut de 0,3% (0,2% dans toute l’Europe) Montre que notre production intérieure est en diminution par rapport au trimestre précédente. Une baisse importante du PIB dans un pays, sur plusieurs mois ou trimestre s’appelle une récession économique. Cette grande peur de la récession économique (comme celle qui avait eu lieu aux états unis) est en ce moment sur toutes les lèvres.

Cette baisse est liée en grande partie aux augmentations importantes qui ont engendré une réelle baisse de la consommation. Comprenez que si vous ne dépensez plus d’argent, la croissance s’en ressent. Au deuxième trimestre 2008,  tout s’est accumulé. L’augmentation importante du prix du pétrole, le différentiel entre le dollar et l’Euro qui est en notre défaveur, et bien sur le déséquilibre de la balance extérieure, c'est-à-dire que nous achetons plus à l’étranger que nous vendons.

Prenons l’exemple de produits manufacturés (fabriqués) les produits importés sont moins chers que ceux produits dans notre pays, la Français en grande difficulté financière vont acheter plus facilement ces produits étrangers (Chinois par exemple) Ceci provoque un déséquilibre entre nos importations (trop importantes) et nos exportations (trop faibles) Les résultats d’une telle opération sont visibles dans les entreprises, s’ils vendent moins ils produisent moins et tout se retrouve lié.

Une solution à ce problème, que les entreprises Française redeviennent compétitives et produisent moins cher, le chemin est long, difficile et pratiquement impossible à atteindre. Deuxième solution les Français redeviennent plus riches, consomment plus et plus de produits Français. Là encore ce sera très difficile.

Les ministres de la France sont revenus en catastrophe de vacances, pour une réunion avec le premier ministre. Ne soyons pas dupes, ils sont revenus pour mettre en place un plan de communication pour la rentrée. Ils cherchent à rassurer et pas à faire quelque chose. En effet la crise est mondiale et les solutions (s’il y en a) sont Européenne et pas Française. Nous sommes dans une zone Euro, avec une libre circulation des biens en Europe, la solution est donc obligatoirement Européenne.

François FILLON veut rassurer les Français savent que les choses s’enveniment à la rentrée, les Français vont revenir de vacances, encore plus fauchés qu’en juin et le problème économique ne fera que s’accroître, du fait de la continuité de la baisse de la consommation. Le gouvernement a donc affirmé et réaffirmé sa volonté de réformes de structures. Ce n’est pas une mauvaise chose bien au contraire, la France en a besoin. Ils ont aussi décidé de communiqué positivement sur les résultats attendus au troisième trimestre, et à la fin de l’année. La méthode Coué qui consiste à fermer les yeux, faire le dos rond et croire que « ça ira mieux demain » Espérons qu’ils auront raison.

Enfin les socialistes qui réclament « un plan de relance » dans une France exsangue, sans un sou, ce plan de relance serait suicidaire. Il serait de plus inutile car le problème de base n’est pas Français. Ce serait comme si on voulait colmater un trou dans un seau en y mettant de l’eau. Mais les socialistes peuvent dire tout ce qu’ils veulent, rien dans les faits ne leur donnera raison, et si l’on se penche sur le passé, le gouvernement JOSPIN porte une grosse part de responsabilités sur le déficit Français actuel.

Nous sommes donc en face d’une situation plus que préoccupante, outre la consommation des pans entiers de l’économie sont en phase de ralentissement, voir l’immobilier. Notre gouvernement pourra, à terme, mettre quelques actions en route pour aider les plus pauvres (comme par exemple le RSA) mais sans grand effet sur les causes qui sont internationales. Pour nous le Français rien ne sera changé et les difficultés de la fin de l’année sont la seule prévision certaine. Les moyens minima manqueront à beaucoup, les ceintures vont se serrer encore (quitte à refaire des trous supplémentaires) l’essence sera toujours aussi chère même si le pétrole continu à baisser. Nous avons vu cet été comme la baisse du carburant n’a rien à voir avec celle du baril. Le travailler plus pour gagner plus sera un slogan usé car inefficace, le consommer moins pour vivre tout le mois sera le slogan qui remplace et la spirale continuera.

Mais aujourd’hui ne soyons pas pessimistes, les jeux olympiques remplissent toutes les télévisions et les radios. Même la guerre en Géorgie n’intéresse que très peu de monde. Alors !!!!

par jazzpote publié dans : actualité
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Commentaires

Parfaite analyse à nouveau, juste une expression politiquement incorrecte pour le gouvernement : récession, ils n'arrivent pas à prononcer ce vilain mot !
commentaire n° : 1 posté par : Delaire (site web) le: 19/08/2008 19:25:11
Sauf la mise en cause de Jospin, pour le reste tu as raison, d'après moi. Jospin a fait le choix de l'investissement plutôt que de l'épargne et après coup, il est facile de jeter la pierre. Mais avec le recul on voit aussi que c'est la seule période récente ou la situation des français s'est améliorée !
Quant au gouvernement, il aurait bien quelques solutions mais il s'y refuse par dogmatisme. Amors attendons la prochaine averse en croisant les doigts !
:-)
commentaire n° : 2 posté par : Monsieur Poireau (site web) le: 19/08/2008 20:56:39
Au fait j'ai oublié de féliciter Patrick, une nouvelle femme dans sa vie Romane ! Sa petite fille...! Il est fièrot le Patou...!
Longue et heureuse vie à Romane !
commentaire n° : 3 posté par : Delaire (site web) le: 19/08/2008 21:19:45
La guerre en Afganistan que Sarkozy a voulu faire au rabais, nous côute 10 morts et 21 blessés ! Pour qui, pourquoi ?
Les médailles à titre posthumes , c'est moins cher que des hélicos pour l'appui feu !
commentaire n° : 4 posté par : Delaire (site web) le: 21/08/2008 10:23:40
idées des patrons
pour sortir de la crise


27/08/2008 | Mise à jour : 07:39 | Commentaires 37 .
Alors que le ralentissement économique alourdit le climat de la rentrée, dix PDG livrent au «Figaro» leurs suggestions pour la compétitivité des entreprises.


«Réduire les charges»



Charles Beigbeder (Bouchon/Le Figaro)
» Charles Beigbeder, président de Poweo et membre du conseil exécutif du Medef:

«Outre la baisse des charges, qui reste la priorité pour les entreprises, il faut surtout aider au financement de la croissance. Par exemple, donner beaucoup plus de moyens à Oséo, pour que la banque publique des PME puisse contre-garantir davantage les prêts des banques. Trop d'entreprises n'ont pas les moyens d'innover. Nous avons également un problème à l'export, qui pourrait se résoudre non seulement si l'on enseignait mieux les langues à l'école surtout l'anglais , mais aussi en établissant davantage de partenariats à l'international entre les entreprises. Il faut être ambitieux sans être arrogants !»


«Instaurer un bouclier fiscal»

» Frédéric Bedin, directeur général de Public Système et président de CroissancePlus

« La priorité pour nos entreprises, c'est d'instaurer un bouclier fiscal, comme cela a été fait pour les particuliers. Il pourrait prendre en compte plusieurs critères, tels les profits et la valeur ajoutée. Comme l'État a évidemment besoin de recettes, pourquoi ne pas également penser à un impôt plancher… Mais, au moins, certaines entreprises n'au­- raient plus à verser 60 % de leurs profits au fisc ; elles pourraient investir davantage. En tant que patron d'une agence de communication de 350 personnes, je pense aussi qu'il faut faire davantage collaborer entreprise et université. Trop de jeunes ont une image tronquée de l'entreprise.»


«Mettre le pression sur la BCE»

» Reinold Geiger, PDG du groupe L'Occitane en Provence

«Il faut continuer à mettre la pression sur la BCE et le gouvernement allemand en leur expliquant que contrôler l'inflation est très important mais n'est pas tout. Aussi longtemps que le taux de change euro-dollar reste supérieur à 1,20, beaucoup de sociétés européennes ne sont plus compétitives et de plus en plus d'entre elles, y compris allemandes, n'ont pas d'autres choix que de se délocaliser pour survivre. Ce sont les sociétés souvent les plus dynamiques qui exportent en dehors de la zone euro qui sont pénalisées. Notre société, L'Occitane en Provence, deviendra ainsi probablement un groupe américain ou asiatique.»


«Créer la croissance verte»



Guillaume Pepy (Bouchon/Le Figaro)
» Guillaume Pepy, président de la SNCF

«Dans la bataille de la nouvelle économie post-pétrole, il faut tirer le meilleur parti des atouts de l'industrie française en matière d'environnement pour prendre une longueur d'avance . Il est indispensable de favoriser les recherches sur les écotechnologies et l'écomobilité pour créer les conditions d'une croissance verte . C'est une condition pour construire un avenir dans une société où le progrès se met un peu moins au service de la technologie et plus au service de l'homme.»


«Relancer de grandes infrastructures»

» Catherine Pons, PDG des Transports Pons

«Pour relancer l'économie en France, l'État doit s'engager dans une politique de grandes infrastructures, de grands chantiers. L'État donnerait ainsi le “la”, les entreprises pourraient ainsi embaucher puis garder leur personnel… Cette impulsion au démarrage me semble indispensable pour donner un coup de fouet à l'économie. Par ailleurs, pour le secteur du transport routier, il nous paraît indispensable de stabiliser les coûts du carburant à l'échelon européen. Le gazole représente désormais près de 30 % des coûts des entreprises. Cette année, 1 240 entreprises de notre secteur ont disparu.»


« Faire confiance! »

» Xavier Fontanet, PDG d'Essilor

«Faisons confiance à la société civile, les énergies sont là. Il faut simplifier les systèmes, diminuer les réglementations qui freinent l'activité, accorder plus de confiance aux opérationnels de terrain. Ce crédit doit aussi s'appliquer aux fonctionnaires afin qu'ils se prennent en main. Et leur donner l'envie d'être les moteurs de leurs propres réformes. Il faut certes un État puissant, accepté, régalien que les gens aiment bien, mais il ne faut pas aller au-delà, et ne pas prélever au bras gauche pour donner au bras droit. Des taxes en plus ce sont des investissements en moins».


«Rénover le parc touristique»



Gérard Brémond (Réa)
» Gérard Brémond, président de Pierre & Vacances

«Stimuler la croissance et créer des emplois nécessitent un plan de relance de l'offre touristique. Le parc touristique français doit être rénové pour mieux répondre aux nouvelles demandes européenne et française. Cela passe par des incitations fiscales élargies à l'ensemble du territoire français et non plus aux seules zones rurales à revitaliser. Cela doit concerner tous lestypes d'hébergement, dont certains hôtels bien obsolètes. Cela donnerait un coup de fouet au bâtiment. Et quand le bâtiment va, tout va.»


« Aider les PME »

» Philippe Dupont, président du groupe Banque populaire

«Notre pays a besoin d'investir fortement dans la recherche et le développement et de mieux accompagner les transferts de technologies afin d'augmenter notre compétitivité. Il faut aider non seulement les grandes entreprises mais aussi nos PME innovantes à prendre des parts de marché à l'export. Ces PME, premier vivier d'emplois en France, doivent pouvoir s'épanouir sans contrainte. L'État devrait aussi revisiter le socle réglementaire des sociétés. Il devrait rendre les règles qui concernent les PME plus lisibles, plus cohérentes et les assouplir. Ceci afin de libérer l'énergie créatrice de nos chefs d'entreprise et de nos exportateurs.»


«Baisser la TVA !»

» Franck Provost, président du groupe Provalliance

«Les baisses des charges sociales et de la TVA en France changeraient tout ! À l'évidence, cela faciliterait la vie des entreprises et améliorerait le pouvoir d'achat. Cependant, ce serait déjà un grand progrès si notre TVA à 19,6 % pouvait s'inscrire dans la moyenne européenne. Nous souhaitons que les entreprises du secteur des services bénéficient d'une TVA à 5,5 %, comme celle que souhaite la restauration. Les charges sont très pénalisantes, il est bien difficile d'augmenter les salaires dans des entreprises de services qui emploient beaucoup de jeunes. Trop élevées, elles s'ajoutent aux loyers qui s'envolent. Cela explique aussi que les entreprises ont tendance à restructurer plutôt qu'à embaucher.»


«Gagner en flexibilité»

» Christophe de Margerie, PDG de Total

«Il n'y aura pas de relance miracle de l'économie en France. Il faut, comme l'a dit le premier ministre, poursuivre courageusement les réformes structurelles. La priorité des priorités, c'est la flexibilité afin que l'économie française et ses entreprises soient capables de réagir en fonction des circonstances, ce qui n'exclut pas la dimension sociale et le dialogue avec les syndicats. Parallèlement, les entreprises doivent continuer à développer leur capacité à aller chercher la croissance là où elle est ; lorsqu'on investit à l'international, le pays d'origine en bénéficie, et somme toute, chacun est gagnant.»
commentaire n° : 5 posté par : Delaire (site web) le: 27/08/2008 17:01:28
Et ce n'est que le début de la crise, une 9ème banque vient de faire faillite aux USA...
commentaire n° : 6 posté par : philippe david (site web) le: 30/08/2008 10:03:28
RSA: l'engagement de Sarkozy "tenu", se félicite M. Hirsch


© 2008 AFP (Stephan Agostini)Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives, le 22 août 2008 à BastiaLe haut commissaire aux solidarités actives Martin Hirsch s'est félicité vendredi que "l'engagement" de Nicolas Sarkozy de réduire la pauvreté soit "tenu", assurant que le financement du revenu de solidarité active (RSA) était obtenu de la manière "la plus équitable".
Interrogé sur un non-respect par Nicolas Sarkozy de sa promesse de réduire les prélèvements obligatoires, M. Hirsch a déclaré sur RTL que "la promesse principale, l'engagement le plus important de réduire la pauvreté, de faire du social, d'encourager le travail, de faire en sorte que personne ne puisse retravailler en perdant de l'argent: il est tenu".
Il a pointé une "différence entre ce prélèvement et les autres": "mieux cette réforme marchera, moins elle coûtera".
"Depuis un an, j'entends dire que jamais on ne mettra de l'argent, il n'allait pas venir par miracle. Cet argent, il faut assumer la manière dont on le trouve. On le prend de la manière la plus juste, la plus équitable, la plus efficace, la moins douloureuse", selon lui.
M. Hirsch a expliqué que "quelqu'un qui a 20.000 euros de placements financiers, d'actions, va payer 10 euros par an. Quelqu'un qui a un appartement et qui le loue 500 euros par mois va payer cinq euros par mois. Ce n'est pas confiscatoire. C'est toujours un effort, mais l'enjeu en vaut dix mille fois la chandelle".
"Il est normal que les allocataires du RMI reprenant du travail aient plus que quand ils ne travaillent pas et que les travailleurs modestes aient plus d'argent. Une femme qui travaille à mi-temps avec deux enfants à charge aura 200 euros de plus par mois à partir de juillet", a-t-il dit.
Quant à l'opposition de parlementaires UMP , il a assuré que des responsables du parti avaient eux-mêmes suggéré "d'aller chercher les niches fiscales" pour financer le RSA lors de la convention UMP. "On a répondu à la demande", a-t-il dit.
M. Hirsch a aussi mis en avant le soutien de responsables UMP "extrêmement nombreux", comme Christian Estrosi, Patrick Devedjian, Frédéric Lefebvre, Bruno Lemaire, et a espéré une majorité parlementaire "la plus large possible".
Pour la prise en compte ou pas de la taxe dans le calcul du bouclier fiscal, il a déclaré que "pour l'instant, le projet de loi le met hors bouclier fiscal" et trouvé "intéressant de regarder comment le débat se noue là-dessus".
commentaire n° : 7 posté par : J.D.Delaire (site web) le: 30/08/2008 12:34:52
Mois après mois, les faits s’imposent et réduisent à néant les trucages statistiques des organismes officiels et la désinformation gouvernementale. La vérité est belle et bien celle que ressentent nos compatriotes : leur pouvoir d’achat ne fait que se dégrader depuis plusieurs mois et, pour de nombreux achats courants, leur pouvoir d’achat est aujourd'hui inférieur à ce qu'il était il y a huit ans, c'est-à-dire avant l’introduction de l’euro. Et cette perte de pouvoir d’achat est particulièrement sensible chez les ménages les plus modestes, ce qui confirme les études qui soulignent l’écart grandissant de l’éventail des revenus.

Nietzsche parlait des " faits et de leur formidable éloquence ". Les faits apportent maintenant la preuve que toutes les promesses assénées aux Français avant et depuis le traité de Maastricht de 1992 n’étaient que de formidables mensonges. L’euro et la construction européenne, et la mondialisation ultra-libérale qui en est le complément naturel, nous appauvrissent collectivement et cet appauvrissement va aller en s’aggravant.
commentaire n° : 8 posté par : J.D.Delaire (site web) le: 01/09/2008 08:54:50
L’INC LE CONFIRME : LES FRANÇAIS PERDENT DU POUVOIR D’ACHAT DEPUIS 8 ANS

Selon une enquête de l'Institut national de la consommation (INC) publiée dans le numéro du 28 août du magazine 60 millions de consommateurs, le pouvoir d'achat moyen des ménages français a reculé de 0,4% entre juin 2007 et juin 2008.

Pendant cette période de 12 mois, le revenu mensuel disponible moyen par ménage a augmenté de 99 euros, passant de 3.093 euros à 3.192 euros mais l'inflation a absorbé 113 euros chaque mois, obligeant ainsi les ménages à réduire en moyenne leur train de vie de 14 euros par mois et laissant peu de marge aux dépenses non obligatoires, comme les loisirs par exemple.



En comparant l'équivalent d'une journée de salaire en 2000 et en 2008, l'INC relève en outre que le salarié français peut s'offrir moins (alimentation, logement, carburant) qu'il y a huit ans, en raison de l'inflation. Si le salarié pouvait acheter 49 litres de diesel avec une journée de salaire en 2000, cette année, il devra se contenter de 38 litres. Il achètera aussi moins d'oranges (-14%), de pommes de terre (-14%), de bifteck (-13%), de salades (-11%), de pain (-11%) et de beurre (-7%).

"l’économie de connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde"

Les ménages français sont ainsi contraints à faire des choix dans les dépenses incompressibles (alimentation, logement, santé) pour répondre à la baisse de leur pouvoir d'achat. Ces arbitrages se font principalement dans l'alimentation et c'est pourquoi les marques de distributeurs et les produits dits "premiers prix" (meilleur marché mais de moins bonne qualité que les grandes marques, selon des nutritionnistes) ont le vent en poupe. Or ces produits ont connu les plus fortes hausses ces derniers mois, selon plusieurs études. Du coup, les ménages au bas de l'échelle sont le plus pénalisés.

Selon l’INC, le pouvoir d'achat des Français devrait continuer à reculer au cours des prochains mois et la perte devrait s’établir à - 0,8% pour l’ensemble de l’année 2008.

CONCLUSION : LA FORMIDABLE ELOQUENCE DES FAITS

Mois après mois, les faits s’imposent et réduisent à néant les trucages statistiques des organismes officiels et la désinformation gouvernementale. La vérité est belle et bien celle que ressentent nos compatriotes : leur pouvoir d’achat ne fait que se dégrader depuis plusieurs mois et, pour de nombreux achats courants, leur pouvoir d’achat est aujourd'hui inférieur à ce qu'il était il y a huit ans, c'est-à-dire avant l’introduction de l’euro. Et cette perte de pouvoir d’achat est particulièrement sensible chez les ménages les plus modestes, ce qui confirme les études qui soulignent l’écart grandissant de l’éventail des revenus.

Nietzsche parlait des " faits et de leur formidable éloquence ". Les faits apportent maintenant la preuve que toutes les promesses assénées aux Français avant et depuis le traité de Maastricht de 1992 n’étaient que de formidables mensonges. L’euro et la construction européenne, et la mondialisation ultra-libérale qui en est le complément naturel, nous appauvrissent collectivement et cet appauvrissement va aller en s’aggravant.

Il n'y a qu'une seule solution pour sortir de cette nasse : que la France quitte l’euro et l’Union européenne.



Reproduction autorisée sur Internet en citant la source : Union Populaire Républicaine
et le lien cliquable : http://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=61
commentaire n° : 9 posté par : J.D.Delaire (site web) le: 10/09/2008 19:20:52

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