Samedi 13 décembre 2008 6 13 /12 /2008 09:36

Vous savez tous qu’en France, dès qu’une décision est prise, dès qu’une réforme est en route, il faut attendre pour savoir si elle ne sera pas retirée. Les exemples ne manquent pas, le CPE, les réformes de l’éducation nationale, les réformes en tout genre, les lois, les décrets qui ne viennent pas etc.

Aujourd’hui nous avons encore un bel exemple du recul engendré par les mécontents et l’appui de la technostructure. Au premier janvier 2009 devait être mis en place un nouveau système d’immatriculation des véhicules, le système SIV. Ce nouveau procédé, en développement depuis plus d’un an  est très sophistiqué et permet, d’une seule action sur internet d’immatriculer un véhicule et ce, non pas par les préfectures mais par les professionnels de l’automobile. Les numéros attribués aux véhicules seront désormais donnés à vie pour la voiture et ce avec une numération nationale et plus départementale.

Ce système est très sophistiqué mais quand on le connaît à peu près on se rend compte qu’il est terriblement efficace pour de nombreuses raisons. Il était programmé pour être opérationnel pour le premier janvier pour les voitures neuves et le premier mars 2009 pour les véhicules d’occasion. Comme toujours en France, bien que tous les professionnels aient été avertis, bien que les préfectures aient été mise au courant depuis longtemps, personne n’est prêt, selon le bon principe d’attendre le dernier moment et le dernier contre ordre pour faire quelque chose.

Ce système devait être géré intégralement par les professionnels de l’automobile, les préfectures ne donnant plus de cartes grises, remplacées par un certificat d’immatriculation donné en temps réel par internet. Tout le monde à connu le premier recul du gouvernement, devant de sinistres députés qui se sont battus pour qu’un numéro de département soit obligatoire. Même si ce numéro ne sert à rien, même s’il ne correspond à rien, Michèle Alliot marie à cédé devant cette fronde. Il faut dire que le nouveau système d’immatriculation est le premier pas vers la suppression nécessaire des départements. La fronde des députés était effectivement politique mais sans en avouer le contenu.

Aujourd’hui ce sont les constructeurs automobiles qui prennent la crise comme prétexte pour faire reculer l’état. Soi disant que la baisse des ventes dans l’automobile empêche les distributeurs de mettre en place ce nouveau système. Il faut savoir que ce sont maintenant les responsables des services de livraison de voiture qui feront l’immatriculation. C'est-à-dire qu’au lieu d’aller passer des heures à la préfecture pour faire immatriculer les véhicules vendus, ces personnes ne seront contraintes que de remplir une fiche sur internet, tout le reste est automatique. Vous le voyez, le surcharge de travail est relative et surtout, en période de sous activité le moment est idéal pour apprendre un nouveau système.

Quoi qu’il en soit, le gouvernement vient de reculer la date de mise en route au 15 avril 2009, au mépris de tous ceux qui s’étaient préparés à mettre en route dans moins de quinze jours. Au mépris aussi des marchants de plaques qui ont fait leur stock en conséquence. Ceci uniquement parce que le syndicat de l’automobile est contre, sachant que le GNFA qui est l’organisme de formation des métiers de l’automobile a redoublé d’activité depuis septembre pour faire les formations nécessaires auprès des professionnels.

Nous sommes donc bien devant un recul inutile et justifié par de mauvais prétexcte, mais c’est la France.

Par jazzpote - Publié dans : coup de gueule
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Derniers Commentaires

Présentation

Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés