Lundi 15 décembre 2008 1 15 /12 /2008 12:18

Oui ce titre reprend un fameux sketch de Fernand Raynaud, dimanche c’est fermé. Ce sujet est aujourd’hui brûlant, en effet la volonté de notre président de la république de favoriser le commerce le Dimanche est telle que même les députés de l’UMP qui sont contre se sont faits remettre en place.

Le travail le dimanche est un sujet on ne peut plus difficile car il est à la croisée de la culture de notre pays, de la religion, d’un fait de société et surtout de la société du fric. L’argent toujours plus, toujours plus fort, transformé lui-même en religion par certains. Les arguments avancés par Nicolas Sarkozy et ses conseillés est basé sur le fait que depuis plusieurs années les dérogations sont monnaie courante. Que ces dérogations ou bien ces refus d’appliquer la loi créent un concurrence déloyale. On aurait pu regarder le problème sous l’angle de faire respecter la loi et de supprimer les dérogations. C’est le contraire qui s’est produit, c’est bien sur la consommation dans les magasins (qui poussent tous leurs arguments pour gagner) qui l’a emporté.

Inutile de dire que l’opposition est contre dans son ensemble, mais surtout que de nombreux députés de la majorité sont contre aussi. Ils sont contre car dans leur circonscriptions leurs électeurs sont contre. Ils ont donc été rappelés à l’ordre fermement pour remplir leur rôle de godillots et de voter comme un seul homme ce qu’il « faut » voter. On peut se poser al question de la démocratie dans tout cela. On peut aussi se demander à quoi servent les députés s’ils ne peuvent plus voter comme ceux qui leur ont donné le mandat par leur vote leur demandent.

Pour ma part je voudrais aborder le problème sous l’angle sociétal. Non pas que l’angle salarial ne soit pas bon, nombreux sont ceux qui en parlent et même très bien. Par contre peu de commentaires sous l’angle de notre société, sans tomber dans les arguments religieux. Une société pour être cohérente doit impérativement avoir un jour de repos hebdomadaire, et ce quel que soit la culture. Personne ne pense à critiquer les pays comme Israël qui ont le samedi comme jour de repos. Personne non plus n’est contre le vendredi dans les pays musulmans. Une société ne peut pas s’organiser autrement, même si la valeur travail est prépondérante, elle n’est pas la seule à prendre en compte. Bien sur les cultes religieux ont besoin de cette journée de repos pour exercer leurs cultes, mais n’oublions pas non plus que tous les Français qui font du sport en amateur, et qui font de la compétition le font le dimanche ? Cette approche du jour de repos par les activités de loisir est indispensable car il fait aussi lien social (même beaucoup plus que le travail)

Imaginez une société dans laquelle aucun jour n’est identifiable par rapport aux autres, que deviendrait-elle. Posez-vous la question sous cet angle et vous verrez le nombre de difficultés que rencontrerait notre société. Plus de matches le dimanche mais n’importe quel jour, plus de spectacles les samedi soir et les dimanches, mais un jour au hasard, plus rien de possible. On a vu la levée de bouclier quand Raffarin a voulu supprimer un lundi férie, le lundi de pentecôte alors là !

Bien sur beaucoup de métiers nécessitent le travail le dimanche, mais uniquement pour que notre société fonctionne (les trains, l’électricité, les médecins etc.) Beaucoup d’autres travaillent parce que justement le jour de repos est le dimanche, ceux qui font nos loisirs. Mais si tout le monde était obligé de travailler, cela ne serait plus vivable. On nous dit que ce ne seront que les commerces qui ouvriront, avec la crise comme prétexte je ne donne pas un an avant que d’autres s’engouffrent dans cette brèche. On nous dit que ce sera le volontariat, imaginez un instant un salarié qui refuse aujourd’hui, avec la peur de se retrouver au chômage, et vous aurez très vite compris que le volontariat est impossible.

Alors, le président n’a pas forcément raison en tout, que nos députés de la majorité (nous n’en avons pas à Toulouse) aient du courage, qu’ils s’opposent et votent non. Ils retrouveront avec cela un peu de crédibilité.
Pendant ce temps jean François copé, assis entre deux chaises veut ménager ses arrières, le président et la majorité, il a donc proposé un compromis ridicule, et comme disait coluche "compromis chose due"

Par jazzpote - Publié dans : actualité
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